Suisse : des frontaliers français parfois mal perçus dans le canton de Genève

Les salaires et le plein emploi en Suisse séduisent de plus en plus de Français. Néanmoins, la situation se complique pour eux.

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Avec un taux de chômage à 3% et des salaires deux à trois fois plus élevés qu'en France, la Suisse dispose de nombreux atouts pour attirer les travailleurs frontaliers. Chaque jour, plus de 176 000 Français traversent la frontière pour travailler en Suisse, la plupart dans le canton de Genève. Malgré le plein emploi, une hostilité à l'égard des frontaliers est perceptible en Suisse. Elle se traduit politiquement à travers le Mouvement citoyens genevois, deuxième parti au Grand Conseil de la ville. Leur mot d'ordre : la préférence cantonale, notamment en matière d'emploi.

La préférence cantonale

Certaines communes frontalières se plaignent du nombre de véhicules, notamment français, qui passent sans cesse. À Annemasse (Haute-Savoie), une association défend le droit des frontaliers et dénonce le principe de préférence cantonale contraire aux accords signés entre la Suisse et l'Union européenne. Les frontaliers français espèrent que les politiques issus des prochaines élections cantonales en avril prochain ne restreindront pas davantage leurs possibilités de venir travailler en Suisse.

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Illustration : la ville de Genève vue du ciel, Suisse.
Illustration : la ville de Genève vue du ciel, Suisse. (PASCAL DELOCHE)