Smic : les syndicats réclament "un coup de pouce"

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, tranchera lundi entre une hausse légale du smic, recommandée par un groupe d'expert, et le "coup de pouce" réclamé par les syndicats. Pour Marie-Alice Medeuf, du syndicat FO, "les salariés ont assez pâti".

Illustration d\'un bulletin de salaire, le 12 septembre 2012.
Illustration d'un bulletin de salaire, le 12 septembre 2012. (JULIO PELAEZ / MAXPPP)

Myriam El Khomri va annoncer lundi 19 décembre une hausse du smic au 1er janvier. Elle doit trancher entre une revalorisation automatique, préconisée par le groupe d'experts sur le smic, et les demandes de "coup de pouce" du front syndical CGT-FO-CFTC. Pour Marie-Alice Medeuf, secrétaire confédérale de Force ouvrière, invitée sur franceinfo, "ce geste en faveur des salariés" est nécessaire et l'augmentation légale est insuffisante.

Une demande de "considération" des salariés

"Nous réclamons un coup de pouce, parce que ça fait de nombreuses années que les salaires sont gelés. Donner un coup de pouce au smic, ça déclenche une dynamique de négociation au niveau des branches et au niveau des entreprises", affirme Marie-Alice Medeuf. La secrétaire confédérale de Force ouvrière tire la sonnette d'alarme : "Les salariés ont assez pâti de cette situation de rigueur. Les entreprises ont pu, elles, bénéficier du pacte de responsabilité et du CICE. Un coup de pouce au smic serait un geste en faveur des salariés qui attendent de ce gouvernement d'être reconnus et considérés."

Pas de "coup de pouce" depuis quatre ans

En France, 1,7 million de salariés du privé touchent le salaire minimum, qui s'élève actuellement à 1 466,62 euros bruts mensuels, soit 9,67 euros brut par heure, pour un temps de travail équivalent à 35 heures hebdomadaires. La dernière hausse du smic accompagnée d'un "coup de pouce" date du 1er juillet 2012, au lendemain de l'élection de François Hollande à la présidence de la République.