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Parrainage professionnel

Grégory et Jean-Barthélémy ont le même âge, la même ville, les mêmes rêves.
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France Télévisions
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Et pourtant, leur origine ethnique et leur classe sociale les opposent. L'un est né dans un quartier difficile de la banlieue parisienne, tandis que l'autre se qualifie lui-même comme un « bobo » du seizième arrondissement. Grâce au nouveau partenariat entre HEC et l'AFIP (Association pour Favoriser l'Intégration Professionnelle), ces deux hommes pourraient tisser des liens qui mèneraient à une véritable collaboration professionnelle. L'histoire qui suit est fictive mais montre que la rencontre entre deux mondes est une richesse et une promesse pour l'embauche équitable. Le parrainage : deux faces d'une même réalité. Pile. Grégory a 25 ans et pour lui, ?la galère, ça a commencé tôt !?. Avec ses six frères et s?urs, il a grandi dans trente-cinq mètres carré, en zone difficile. A dix ans, il a commencé le tag pour exprimer son identité : premières ébauches d'une carrière artistique future. ?J'aimerais signer mon pseudo sur tous les bâtiments de la cité?, nous dit-il en souriant. Après un CAP dessinateur en communication graphique, le design informatique a remplacé le dessin sur mur. Malgré ses efforts, ?aucun moyen de trouver un emploi?. En apprenant la possibilité de parrainage, de nouveaux espoirs sont nés? Face. Né une petite cuillère dans la bouche, Jean-Barthélémy a été un enfant modèle, puis un étudiant modèle. Diplômé d'HEC, école de commerce la plus réputée en France, il est aujourd'hui cadre supérieur dans une entreprise cotée en bourse. ?Je sais que ma réussite, je la dois aussi au facteur-chance?, nous dit-il. Il garde pourtant des idéaux et lutte chaque jour pour l'. En devenant parrain de Grégory, il s'engage contre la discrimination des minorités visibles et espère offrir à son nouveau filleul un poste à ?l'étage-créa? de sa boite. ?L'embauche est aussi affaire de réseau? : manifester contre l'injustice, c'est permettre à certains profils stigmatisés, par leur couleur de peau ou leur nationalité, de pouvoir faire leurs preuves. Une idée qui ne demande qu'à devenir réalité?

Eléonore Dastugue

Publié le 26 juin 2009

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