Régime universel de retraite : "L'UNSA demande du temps, une quinzaine d’années"

Luc Farré, secrétaire général de l'UNSA Fonction publique, est l'invité du Soir 3, dimanche 14 juillet.

France 3

"Les forces de l'ordre ont été un peu surprises d'une mobilisation des "gilets jaunes" de cette façon" en ce jour de fête nationale dimanche 14 juillet, estime le syndicaliste Luc Farré, après les huées et les heurts en marge du défilé militaire.

Jean-Paul Delevoye remet son rapport jeudi 18 juillet sur la réforme des retraites. "À priori, le gouvernement se dirige vers une réforme systémique, ce que l'UNSA ne voulait pas", affirme le secrétaire général de l'UNSA Fonction publique dans le Soir 3.

"Nous allons voir de façon globale pour les salariés du privé, les contractuels de la fonction publique et les fonctionnaires comment les choses vont se présenter. Nous serons attentifs, car tous vont voir la méthode de calcul de leurs pensions remise en question", assure-t-il.

L'UNSA contre une retraite à plus de 62 ans

Le régime universel à point sera "compliqué à mettre en place. L'UNSA demande du temps. Une quinzaine d'années serait une bonne chose pour qu'il n'y ait pas de perdants", annonce Luc Farré.

L'âge de départ est maintenu à 62 ans. Mais l'exécutif veut introduire un âge médian à 64 ans avec un système de bonus/malus. "L'UNSA n'est pas favorable à un recul", commente le syndicaliste.

Bercy a annoncé qu'il renonçait à la suppression de 50 000 postes de fonctionnaires. Il en supprimerait 15 000. "C'est une forme de victoire des syndicats. Si le gouvernement s'aperçoit enfin qu'il avait une vision idéologique, nous allons enfin dans le bon sens", conclut le dirigeant de l'UNSA Fonction publique.

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LUC Farré, de l\'UNSA Fonction publique
LUC Farré, de l'UNSA Fonction publique (France 3)