INFO FRANCEINFO. Les syndicats écrivent à Édouard Philippe pour demander le report de la réforme de la fonction publique

Huit organisations syndicales vont envoyer une lettre mardi au Premier ministre, franceinfo a pu consulter le courrier. 

Édouard Phillipe, le 11 février près de Tours. 
Édouard Phillipe, le 11 février près de Tours.  (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Huit syndicats ont écrit une lettre au Premier ministre, Édouard Philippe, pour lui demander de reporter la réforme de la fonction publique, a appris franceinfo lundi 11 février. Cette missive sera envoyée mardi. Elle est signée par huit organisations syndicales : la CGT, la CFDT, l'UNSA, la FSU, Solidaires, la FA-FP, la CFE-CGC et la CFTC. Le syndicat FO ne fait pas partie des signataires. 

Après un an de discussions, la réforme doit être présentée mercredi aux syndicats par Olivier Dussopt, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics. Dans la lettre, que franceinfo a pu consulter, les organisations syndicales réclament, "au moment du Grand débat national (...) la suspension du projet de loi relatif à la Fonction publique et des processus engagés sur la réforme de l’État ".    

Revalorisation salariale et embauches 

Dans la lettre adressée au Premier ministre, les syndicats demandent notamment une revalorisation du point d'indice des fonctionnaires et un recours modéré aux contractuels, les CDD de la fonction publique. "À l’inverse des suppressions d’emplois et d’un recours accru au contrat tels qu’envisagés par le gouvernement, précise la lettre, nos organisations syndicales jugent indispensable la création d’emplois statutaires dans tous les services qui en ont besoin."  

Plusieurs syndicats signent une lettre commune pour le Premier ministre. 
Plusieurs syndicats signent une lettre commune pour le Premier ministre.  (DR)

Plusieurs syndicats signent une lettre commune au Premier ministre. 
Plusieurs syndicats signent une lettre commune au Premier ministre.  (DR)

"On a l'impression, avec le gouvernement, qu'il y a une concertation ouverte mais que l'on a assez peu de retours sur la prise en compte de nos demandes, a précisé Mylène Jacquot de la CFDT Fonction publique. On a quelques signaux, mais beaucoup trop peu. On souhaiterait que, à partir du moment où l'avant-projet de loi nous sera communiqué, on puisse à nouveau engager un temps de dialogue suffisant pour tenir compte de nos expressions. (...) Il n'y a pas de problème de communication mais de prise en compte de nos demandes par le gouvernement."  

Les syndicats ont déjà obtenu des modifications puisqu'il n'y aura pas de plan de départs volontaires dans la Fonction publique et pas non plus de rémunérations au mérite, selon une promesse du gouvernement aux syndicats qui attendent ce mercredi pour voir le texte.