Vienne : les salariés des fonderies du Poitou célèbrent leur victoire

Vendredi 26 avril, les salariés des fonderies du Poitou ont appris que leur entreprise avait trouvé un repreneur. Près de 600 emplois sur 732 vont être sauvés.

France 2

Les craintes d'une fermeture et les perspectives de licenciements se sont éloignées. Les fonderies du Poitou (Vienne) ont trouvé un repreneur, ont appris les salariés vendredi 26 avril. "À un moment donné, on a eu peur pour le boulot, peur de perdre notre emploi. On savait très bien qu'on pouvait être virés", confie l'un d'eux. Depuis des mois, des pièces en fonte de 38 kg chacune bloquaient l'accès à une partie de l'usine. Lundi matin, les salariés sont de retour pour faire place nette. "On range ce qu'on a mis au départ, j'espère que ce sera la dernière fois", explique Tony Cleppe, délégué syndical CGT.

Aucun départ forcé

C'est un épilogue de cinq mois de lutte pour ces salariés qui produisent des pièces pour les véhicules diesel, un secteur en crise. Ce n'est pas un problème pour l'Anglais Liberty House qui a repris l'ensemble du site. Plus de 600 emplois sur 800 sont conservés. "On va continuer à travailler, générer des emplois, un avenir, c'est important", se réjouit Jean-Yves Huet, élu CGT. Autre motif de satisfaction : il n'y aura aucun départ contraint.

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Chaîne de production à la Fonderie du Poitou le 19 janvier 2012, à Ingrandes (Maine-et-Loire).
Chaîne de production à la Fonderie du Poitou le 19 janvier 2012, à Ingrandes (Maine-et-Loire). (ALAIN JOCARD / AFP)