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Suppression de postes chez General Electric : "des familles entières vont être impactées"

La direction du groupe américain l'a annoncé ce mardi : un millier de postes seront supprimés à Belfort et une cinquantaine à Boulogne.

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Radio France
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Le président du département du territoire de Belfort Florian Bouquet, à Belfort le 28 mai 2019. (MARC ANDR? / MAXPPP)

Il y a "beaucoup d'amertume pour l'ensemble des Belfortains", a réagi ce mercredi sur franceinfo Florian Bouquet, président du conseil départemental du Territoire de Belfort, après l'annonce mardi de la suppression de 1 050 emplois chez General Electric. Dans le détail, ces suppressions de postes concernent 792 postes dans la branche turbines à gaz à Belfort, environ 200 postes dans les fonctions supports à Belfort et une cinquantaine de postes à Boulogne-Billancourt, également dans les fonctions supports.

"Des familles entières vont être impactées"

Au lendemain des européennes, cette annonce a eu l'effet d'une bombe : "C'est un gros coup dur pour le territoire de Belfort qui compte seulement 145 000 habitants", a réagi Florian Bouquet. À Belfort, le déclin de l'activité est indéniable : "Il y a tous les dommages collatéraux sur les activités de sous-traitance mais aussi le petit commerce de détail qui lui aussi va pâtir de cette situation. Des familles entières" vont être impactées, explique Florian Bouquet qui ajoute : "On a tous un membre de la famille, un voisin ou un ami qui y travaille."

"Des promesses avaient été faites"

Les syndicats avaient alertés les élus locaux depuis plusieurs mois qui ont eux-mêmes alerté Bruno Le Maire, l'Élysée et Emmanuel Macron qui avait pris des engagements très forts pour promouvoir l'achat de la filière énergie d'Alstom par le groupe General Electric. "Un certain nombre de promesses avaient été faites et cela n'a jamais abouti", a constaté Florian Bouquet qui a le sentiment d'une "trahison."

Les salariés de General Electric de Belfort ont un "véritable savoir-faire", a expliqué Florian Bouquet en se référant aux experts. "Il s'agit de faire tourner des turbines à haut rendement avec la précision d'une horloge suisse pour produire de l'énergie."

Pour éviter une casse sociale, les salariés "pourraient glisser vers la filière nucléaire de General Electric, il y a des propositions de diversifications sérieuses faites par les syndicats, notamment dans le domaine de l'aéronautique, du grand carénage", préconise Florian Bouquet.

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