Nord : les 470 salariés de Tim craignent d'être au chômage

L'entreprise Tim, près de Dunkerque (Nord), pourrait être placée en liquidation judiciaire. Les 470 salariés seront fixés sur leur sort mercredi 26 juillet.

France 3

De l'activité de l'usine TIM à Quaëdrype (Nord), il ne reste pas grand-chose. Quelques cabines d'engins de travaux publics, peut-être les dernières. "Vous pouvez le constater, le parc est pratiquement vide. En 2012, ce parc était plein", déplore Olivier Lamotte, membre de la CFDT. À côté des feuilletons Whirlpool et GM&S, la grève en juin et les pneus brûlés n'ont pas suffi à attirer l'attention du gouvernement. Les salariés se sentent désabusés.

Un seul repreneur potentiel

Pourtant, l'enjeu est énorme. 470 emplois, c'est presque la moitié de la population du village. Jeudi, le tribunal de commerce de Tourcoing rendra sa décision. La Région a promis 3,5 millions d'euros de subventions, l'État deux millions. Un seul repreneur est en lice, celle d'un Bulgare, un industriel spécialiste du BTP déjà bien implanté dans la région. Mais l'espoir est mince. La justice a rejeté son offre la semaine dernière pour un manque de garanties financières.

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Blocage de l\'usine TIM par les salariés, en 24 avril 2017, à Dunkerque (Nord).
Blocage de l'usine TIM par les salariés, en 24 avril 2017, à Dunkerque (Nord). (MAXPPP)