Le groupe Michelin annonce son intention de fermer son site de La Roche-sur-Yon d'ici fin 2020

Les 70 millions d'euros investis par le groupe de pneumatiques n'ont pas été suffisants pour faire face aux "difficultés du marché des pneus poids lourd haut de gamme, tant en Europe qu’à l’export". Le site emploie 619 personnes.

L\'usine Michelin de La Roche-sur-Yon, le 22 avril 2016.
L'usine Michelin de La Roche-sur-Yon, le 22 avril 2016. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Michelin a annoncé jeudi 10 octobre dans la matinée aux équipes travaillant à La Roche-sur-Yon, en Vendée, son intention de fermer le site, qui emploie 619 personnes, d'ici fin 2020, annonce le groupe dans un communiqué que franceinfo s'est procuré. Michelin affirme qu'il donnera "à chaque salarié concerné la possibilité de rester au sein de l'entreprise en France".

Selon la direction, "l'engagement remarquable des salariés, la qualité du dialogue social et les efforts du Groupe n’ont pas suffi à mener à bien le projet "Skipper"", un projet qui était destiné à renforcer l’activité du site de La Roche-sur-Yon. Les 70 millions d'euros investis par le groupe n'ont pas été suffisants pour faire face aux "difficultés du marché des pneus poids lourd haut de gamme, tant en Europe qu’à l’export". 

Michelin va proposer la "négociation d'un accord portant sur un plan d'accompagnement des salariés"

Dans son communiqué, le groupe Michelin affirme que sa priorité est désormais "d’accompagner chacun des 619 salariés pour construire avec eux leur avenir professionnel". "Michelin s’engage à ce que chacun, selon sa situation et ses projets, ait le choix pour la suite de son parcours", indique le communiqué.

La fermeture du site vendéen de Michelin aura également des répercussions sur l'usine de Cholet (Maine-et-Loire). 74 personnes de l'atelier fournissant des mélanges de gomme à La-Roche-sur-Yon, parmi les 1 338 salariés que compte le site, "sont concernées par le projet de fermeture de ce site". Michelin évoque pour certains d'entre eux des mesures de pré-retraite, les autres salariés se verront "proposer un nouveau poste sur le site". "Il n'y aura pas d'impact pour les salariés des autres usines françaises", affirme le groupe Michelin.

Le groupe Michelin entend proposer aux partenaires sociaux "la négociation d'un accord portant sur un plan d'acompagnement des salariés".