La SNCF prête à reclasser les salariés de sa filiale SeaFrance

Guillaume Pepy, le PDG du groupe, l'a annoncé mercredi soir. Il prévient toutefois que les emplois proposés ne seront "pas dans les mêmes métiers". 

La compagnie de ferries SeaFrance, à Calais, a été placée en liquidation judiciaire mi-novembre 2011.
La compagnie de ferries SeaFrance, à Calais, a été placée en liquidation judiciaire mi-novembre 2011. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

La SNCF, à défaut de Scop. Le président de l'entreprise ferroviaire, Guillaume Pepy, s'est dit prêt mercredi 4 janvier à proposer un reclassement à "l'ensemble des salariés" de sa filiale SeaFrance, en cas d'échec du projet de reprise de la compagnie par la société coopérative (Scop), porté par la CFDT.

Les artisans du projet Scop ont renvoyé mercredi la balle dans le camp de Nicolas Sarkozy, jugeant que sa proposition avancée deux jours plus tôt de racheter la compagnie de ferries en Manche avec des indemnités de licenciement n'était "pas faisable".

Reconvertis en chauffeurs d'autocars ? 

De son côté, Guillaume Pepy a assuré que les 880 salariés de SeaFrance, en liquidation judiciaire, pourraient tous retrouver un emploi à la SNCF "sans une journée de chômage". Mais seul "un petit nombre" d'employés pourront retrouver un emploi "sur place" (c'est-à-dire à Calais), a-t-il précisé. 

Le PDG de la SNCF a également souligné que les emplois proposés ne seraient "pas dans les mêmes métiers", évoquant notamment la possibilité pour les salariés de SeaFrance de devenir chauffeurs d'autocars, alors que la SNCF entend développer prochainement une offre dans le transport longues distances par autocar.