Cet article date de plus de cinq ans.

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord, fermée en janvier, n'a pas trouvé de repreneur

Près de 330 salariés étaient susceptibles d'être embauchés par Titan, qui finalement n'est pas candidat à la reprise.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des employés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord (Somme) sortent du site alors que deux dirigeants étaient séquestrés, mardi 7 janvier 2014.  (DENIS CHARLET / AFP)

Il n'y aura aucun repreneur pour l'usine de pneumatiques Goodyear d'Amiens-Nord (Somme) qui a fermé en janvier, avec 1 143 pertes d'emplois à la clef, a annoncé, jeudi 27 novembre, le directeur des ressources humaines de Goodyear Dunlop Tires France.

"Je peux affirmer aujourd'hui que toute discussion avec un repreneur potentiel, y compris Titan, est terminée", a déclaré Jean-Philippe Cavaillé, dans un entretien exclusif au Courrier Picard. Près de 330 salariés étaient susceptibles d'être embauchés par Titan et son PDG, Maurice Taylor. L'équipementier américain s'est longtemps dit intéressé par la reprise de l'activité pneus agraires du site. Mais la décision est "définitive" et "irrévocable", a ajouté Jean-Philippe Cavaillé.

"Il y a deux ans, on a travaillé sur un projet de reprise de l'activité agricole. Ce projet a été rejeté par la CGT. Ces derniers mois, on s'est à nouveau approché du groupe Titan pour essayer, une nouvelle et ultime fois, de trouver une solution pour le site d'Amiens-Nord, dans un contexte économique difficile", a expliqué  Jean-Philippe Cavaillé, indiquant que l'échec final des discussions engagées était très récent.
 
La CGT surprise par cette annonce

Aujourd'hui, 1 008 ex-salariés sont concernés par le congé de reclassement qui se termine en février 2015 alors qu'il y a quelques semaines, l'inspection du travail a invalidé le licenciement des 42 élus du personnel. La CGT a lancé plusieurs procédures juridiques : une action prud'homale pour invalider le motif de licenciement économique (audience le 22 janvier à Amiens) et une action de groupe aux Etats-Unis concernant les maladies professionnelles. 

Cette annonce a surpris Mickaël Wamen (CGT), contacté par France 3 Picardie : "Il y a trois semaines, [le ministre de l'Économie] Emmanuel Macron a dit dans la presse locale que les discussions avec un repreneur étaient en cours. La préfète de la Somme m'a dit personnellement qu'il y aurait un repreneur."  

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.