Goodyear : un procès hors-norme débute à Amiens

Le procès des anciens salariés de Goodyear s'ouvre jeudi 4 octobre à Amiens (Somme). Quatre ans après la fermeture de l'usine, plus de 800 d'entre eux réclament une indemnisation. 

Un procès aux dimensions exceptionnelles. Le Zénith d'Amiens (Somme) a été réquisitionné jeudi 4 octobre pour accueillir les 800 anciens salariés de l'entreprise Goodyear après la fermeture de leur usine en 2004. Ce procès aux prud'hommes vient clore une longue suite de rendez-vous judiciaires pour ces ex-salariés. Pour cause, les juges ont été appelés dès 2007 pour annuler plusieurs plans sociaux dans l'entreprise. En janvier 2014, la direction de Goodyear décide de fermer le site d'Amiens, au grand dam des 1 143 salariés. Certains décident alors de séquestrer deux cadres de l'usine pendant 36 heures.

Les raisons de leur licenciement contestées

Une décision pour laquelle sept salariés ont été condamnés à de la prison ferme puis à de la prison avec sursis en appel. Quatre ans plus tard, les salariés de Goodyear contestent les raisons de leur licenciement. À l'époque, l'entreprise enregistrait des profits records. "On connaît les méthodes de Goodyear, je les ai vécues pendant des années. C'est des gens qui sont méprisants, arrogants et qui parfois nous poussent à la faute", dénonce Mickaël Wamen, ancien délégué CGT de Goodyear Amiens.

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Le conseil des prud\'hommes, installé au Parc des exposition, à Amiens, le 4 octobre 2018.
Le conseil des prud'hommes, installé au Parc des exposition, à Amiens, le 4 octobre 2018. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)