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GM&S : le repreneur potentiel veut des engagements écrits de Bercy, difficilement réalisables

Dépollution du site et rachat des locaux par l'État : le repreneur de l'usine GM&S, dans la Creuse a posé ses conditions mercredi. Mais elles semblent difficilement réalisables d'ici vendredi 30 juin, date de la décision du tribunal de Poitiers.

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Radio France
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Des pneus brûlent devant l'usine GM&S de La Souterraine, dans la Creuse, le 28 juin 2017.  (PASCAL LACHENAUD / AFP)

GMD, le repreneur potentiel de l'équipementier automobile GM&S de La Souterraine (Creuse), en redressement judiciaire depuis décembre 2016, veut des engagements écrits du ministère de l'Économie pour déposer son dossier. Alain Martineau, le patron du groupe industriel, seul candidat à la reprise de GM&S, a été reçu mercredi 28 juin en début d'après-midi par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

"Je trouve idiot de déposer un dossier alors que certaines conditions ne sont pas encore levées", a déclaré Alain Martineau à France Bleu Creuse. Le PDG de GMD demande un engagement écrit sur la dépollution du site qu'il ne veut pas avoir à sa charge. Il ne veut pas non plus payer de loyer à la société Altia, les anciens dirigeants du site toujours propriétaires des murs de l'usine. Selon France Bleu Creuse, ils perçoivent toujours 25 000 euros par mois.

Liquidation avec poursuite d'activité envisagée

Le patron de GMD veut ainsi que l'État rachète les murs et les loue pour une somme modique. La solution semble envisageable, mais Alain Martineau demande un bail signé, sinon "j'engage les salariés dans un piège", affirme-t-il. La question des dégâts provoqués sur le site après les feux déclenchés dans les bâtiments est aussi soulevée par le repreneur potentiel. Alain Martineau demande une inspection des pompiers.

Tous ces préalables ne semblent pas pouvoir être résolus sous 48h, avant la décision du tribunal de commerce de Poitiers. Pour Alain Martineau, le dossier de reprise ne pourra pas être bouclé d'ici vendredi. Le patron de GMD préfère une liquidation avec poursuite de l'activité pendant un ou deux mois, le temps d'être totalement rassuré.

Le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer, vendredi 30 juin, sur l'avenir de GM&S. Mardi 27 juin, les constructeurs automobiles PSA et Renault, principaux clients du sous-traitant, ont promis "d'investir 10 millions d'euros pour moderniser" l'entreprise.

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