Florange : pas de "polémique" avec Edouard Martin, dit Jean-Marc Ayrault

Le leader de la CFDT de l'usine ArcelorMittal à Florange avait adressé une lettre au président François Hollande.

Jean-Marc Ayrault rencontre Edouard Martin, le leader de la CFDT de Florange, le 24 avril 2012, à Florange, lors de la campagne présidentielle.
Jean-Marc Ayrault rencontre Edouard Martin, le leader de la CFDT de Florange, le 24 avril 2012, à Florange, lors de la campagne présidentielle. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

C'est une fin de non-recevoir qu'a adressée le Premier ministre au leader de la CFDT de l'usine ArcelorMittal de Florange, vendredi 28 décembre. Dans un courrier, le syndicaliste Edouard Martin a interpellé la veille le président François Hollande. Il énumérait dans sa lettre les "mensonges" et "absurdités" qui émaillent le dossier selon lui, et y donnait sa "vérité".

Mais Jean-Marc Ayrault, interrogé par RTL sur ce courrier, a répondu qu'il ne "voulait pas rentrer dans ce genre de discussion, de polémique". "J'ai une responsabilité, c'est de faire respecter l'accord [avec ArcelorMittal] qui a été passé" fin novembre, a-t-il dit. "L'accord qui a été passé - je le rappelle c'est très important, il y a aujourd'hui des tas de gens qui se demandent s'ils ne vont pas être licenciés, sans aucune solution (...) - eh bien l'accord, c'est d'abord l'absence totale de plan social", a-t-il ajouté.

Et de poursuivre : "Ca concerne 630 personnes et ce sont ces personnes-là qui auraient pu être victimes de licenciement. Je ferai respecter cet accord et les organisations syndicales et leurs dirigeants le feront respecter, j'en suis convaincu", a souligné le chef du gouvernement. "Deuxièmement, il y a un investissement, effectivement de 180 millions, qui concerne la partie aval, pas les hauts-fourneaux, mais (...) le laminage et également l'emballage, et ces investissements n'étaient pas prévus et nous allons faire en sorte qu'ils soient respectés", a-t-il dit.