Mittal : accusé de favoritisme pour sa région, Ayrault dément

"Aucun des sites" d'ArcelorMittal n'a été privilégié par rapport à Florange, assure le Premier ministre en réponse à des affirmations du "Point".

Jean-Marc Ayrault, à Paris, le 30 novembre 2012.
Jean-Marc Ayrault, à Paris, le 30 novembre 2012. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

FLORANGE - Jean-Marc Ayrault a affirmé, lundi 3 décembre, qu"aucun des sites" d'ArcelorMittal n'avait "été privilégié par rapport au site de Florange". Dans un communiqué diffusé par Matignon, le Premier ministre écrit qu'"au titre des engagements pris par ArcelorMittal figure celui de maintenir l'ensemble de ses centres industriels en France, notamment Dunkerque, Fos et Basse-Indre".

Le chef du gouvernement répond ainsi à l'hebdomadaire Le Point qui affirme, lundi, que Jean-Marc Ayrault a passé un accord secret avec le sidérurgiste sur le maintien du site de Basse-Indre (Loire-Atlantique), situé dans son fief électoral. Une affirmation dont s'est saisie la responsable UMP Valérie Debord. Elle avait demandé lundi matin au Premier ministre de "clarifier rapidement" la teneur de l'accord Etat-ArcelorMittal.

Basse-Indre n'est pas en danger, selon un syndicaliste

Le centre industriel de Basse-Indre fabrique des emballages métalliques. Il emploie 546 personnes en CDI et 150 sous-traitants présents pratiquement en permanence sur le site. Il a connu une période de chômage partiel en 2011 à cause de la baisse des commandes.

Rien de grave pour Frédéric Gautier, délégué CGT de l'usine de Basse-Indre et représentant au CCE d'Arcelor-Mittal pour la zone Atlantique et Lorraine. Il juge que l'usine se porte bien et trouverait étonnant que le Premier ministre ait voulu obtenir quelque garantie que ce soit. "On a eu du chômage partiel en début d'année, mais on repart avec des prévisions de carnets de commandes qui sont suffisants. Les gros contrats sont signés", a-t-il dit. Selon lui, "Basse-Indre est l'entreprise dans le secteur du packaging qui a le meilleur coût ajouté en France".