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Florange : un des sites "les plus rentables" selon un document cité par la CFDT

La CFDT affirme que le site sidérurgique de Florange (Moselle) est l'un "des plus rentables" du groupe ArcelorMittal parmi ses sites dans le nord de l'Europe, en s'appuyant sur un document interne du groupe. La direction affirme qu'il s'agit d'un document incomplet.
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Radio France
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 (Maxppp)

La CFDT affirme s'appuyer sur un document interne d'ArcelorMittal, qui compare les coûts de production à la tonne de l'acier produit par les sites du groupe à Florange, Gand, Dunkerque, Liège et Brême. "On voit effectivement sur les courbes que Florange fait partie des sites les plus rentables, aussi rentable que Gand et Dunkerque ", affirme mercredi soir Edouard Martin, délégué syndical CFDT.

Le Républicain lorrain et France 3 Lorraine ont pu consulter le document. "En mai 2011, juste avant l'arrêt du haut-fourneau (de Florange) le coût de la bobine à chaud est équivalent à celle de Dunkerque ", indique le Républicain lorrain. Déduction faite d'un surcoût lié au transport, "Florange est au même niveau que Gand, le meilleur élève de la classe ArcelorMittal ", ajoute le quotidien, précisant que le document était "une simple feuille A4 ".

"L'excuse invoquée par Monsieur Mittal du manque de compétitivité de Florange ne tient pas ", conclut Edouard Martin. Début octobre, ArcelorMittal avait estimé qu'il fallait "se résoudre à l'idée que la phase liquide de Florange ainsi que sa production de brames ne sont plus compétitives dans le contexte de fortes surcapacités européennes ".

Le débat relancé ?

"On a voulu présenter Florange uniquement par un surcoût au niveau transport ", explique Gilbert Krausener, vice président du Conseil Economique et Social de Lorraine. Mais dans le coût d'un produit global, d'autres éléments entrent en compte : "l'énergie, le coût des matières premières, la maîtrise qualité, la proximité de l'utilisateur ". Et là, l'équation s'inverse. Gilbert Krausener n'est qu'à moitié surpris.

Dans un communiqué, la direction d'ArcelorMittal affirme jeudi matin que le document sur lequel s'appuie la CFDT est "partiel", et "ne prend pas en compte les coûts complets" de Florange.

Dans l'après-midi, la direction présentera aux représentants de salariés une "décomposition détaillée" des engagements pris auprès du gouvernement, notamment pour le site de Florange, lors d'un Comité central d'entreprise extraordinaire.

 

 

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