Florange : la CGT et FO claquent la porte du CCE d'ArcelorMittal

Ils ont souhaité manifester leur rejet "catégorique" de l'accord entre le géant de l'acier et le gouvernement.

Philippe Verbeke, délégué CGT de Florange, le 13 décembre 2012 à Paris, à l\'occasion du comité central d\'entreprise d\'ArcelorMittal. 
Philippe Verbeke, délégué CGT de Florange, le 13 décembre 2012 à Paris, à l'occasion du comité central d'entreprise d'ArcelorMittal.  (JACQUES DEMARTHON / AFP)

FLORANGE - Hors d'eux, les responsables syndicaux CGT et FO d'ArcelorMittal ont claqué, jeudi 13 décembre, la porte du comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire du groupe sidérurgiste. La réunion était consacrée à l'accord entre Mittal et le gouvernement sur le site de Florange (Moselle). 

FO "ne reconnaît pas la légitimité de l'accord", a déclaré en sortant le responsable FO Norbert Cima. Qui s'interroge : "Mittal et le gouvernement voudraient qu'on les suive sur un accord qui fragilise l'ensemble des sites. Est-ce qu'il a été vraiment signé cet accord ?"

De son côté, Philippe Verbeke (CGT) a dit "dénoncer catégoriquement" l'accord. Selon le syndicaliste, le texte "entérine l'arrêt de la filière liquide et impacte d'autres sites, comme celui de Basse-Indre", en Loire-Atlantique. Il a appelé le gouvernement à "rouvrir le dossier car les destructions d'outil et d'emplois menées par Mittal vont continuer". La CGT, premier syndicat du groupe ArcelorMittal, a appelé "les salariés partout sur les sites en France à la mobilisation dans l'unité syndicale".

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