Fermeture de l'usine Michelin de La Roche-sur-Yon : les salariés licenciés devront rembourser les pneus achetés à bas prix

Les salariés du groupe Michelin peuvent acheter des pneus de la marque pour équiper leur véhicule personnel. Ils payent environ 25% du prix public, explique France Bleu Loire Océan.

L\'entrée de l\'usine Michelin de La Roche-sur-Yon, au lendemain de l\'annonce aux salariés de la fermeture de l\'usine Michelin de La Roche-sur-Yon fin 2020.
L'entrée de l'usine Michelin de La Roche-sur-Yon, au lendemain de l'annonce aux salariés de la fermeture de l'usine Michelin de La Roche-sur-Yon fin 2020. (MARC BERTRAND / RADIO FRANCE)

Les salariés qui quitteront le groupe Michelin à l'issue de la fermeture de l'usine de La Roche-sur-Yon (Vendée), prévue à la fin de l'année 2020, devront rembourser les pneus de leurs voitures achetés à bas prix, rapporte samedi 1er février France Bleu Loire Océan. Une décision abandonnée par le groupe a annoncé le maire de la Roche-sur-Yon sur twitter.

La fermeture de l'usine vendéenne avait été annoncée le 10 octobre 2019. La semaine dernière, la direction avait dit souhaiter "en priorité" que les 619 salariés puissent poursuivre leur carrière au sein du groupe. Mais ceux qui quitteront Michelin devront donc rendre ou rembourser les pneus de leurs voitures personnelles, qu'ils ont eus à un prix avantageux, 25% du prix du public. S'ils choisissent le remboursement, le prix sera variable en fonction de l'usure.

Une procédure "normale" explique Michelin

"Nous faire travailler dans le groupe Michelin et nous faire payer des pneus lorsqu'on est licenciés, c'est très petit", s'agace Anthony Guilloteau, délégué syndical CGT, au micro de France Bleu Loire Océan.

Contactée par franceinfo, la communication de Michelin indique qu'il s'agit d'une procédure "normale" liée aux avantages en nature, et que cela concerne tous les salariés qui quittent l'entreprise, quelle qu'en soit la raison.

Dans la soirée du samedi 1er février, le maire de la Roche-sur-Yon a annoncé sur twitter que les salariés licenciés ne devront finalement pas rembourser les pneus de leurs voitures.