Electrolux : l'histoire d'un gâchis industriel

C'est l'histoire de la mort programmée d'une usine : Revin, dans les Ardennes, employait 1 000 personnes dans les années 80 pour le compte d'Electrolux. Seuls 24 emplois sont maintenus sur le site.

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FRANCE 2

Après des semaines d'attente, la nouvelle tombe : le licenciement des 157 salariés qui ne sont pas repris a été autorisé. Sur les 181 salariés, 24 seulement seront sauvés ; pour beaucoup, c'est la fin de toute une vie de travail.  


Leur usine, un ancien site de production d'Electrolux, spécialisé dans les lave-linges, repris par une PME qui met aujourd'hui la clé sous la porte. C'est la fin d'un site emblématique de l'électroménager en France ; il y a trente ans, l'usine embauchait 1 000 salariés, mais en 2005, une partie de la production a été délocalisée en Pologne.

Des machines défectueuses selon les salariés 


En 2014, Electrolux décide de vendre. Une vente qui selon les syndicats a précipité la mort de l'entreprise ; à l'époque, pour convaincre le repreneur, Electrolux s'engage à fournir de nouvelles machines et à passer de nombreuses commandes. Mais selon ces salariés, les machines sont défectueuses. Impossible donc de produire des moteurs de lave-linge de qualité. Electrolux refuse les produits et stoppe les commandes. Contacté, Electrolux refuse toute responsabilité. Pour le groupe, seul le repreneur est en tort. Quant aux salariés, ils ont entamé une procédure contre Electrolux pour qu'il finance une partie des primes de licenciement.

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Le siège du fabriquant d\'électroménager Electrolux, à Stockholm (Suède), en 2008.
Le siège du fabriquant d'électroménager Electrolux, à Stockholm (Suède), en 2008. (REUTERS)