Trafic d'armes mettant en cause des militaires : les cinq dernières personnes mises en examen

Vendredi, cinq premiers suspects parmi les dix personnes interpellées mardi avaient été mis en examen. Ce réseau est soupçonné d’avoir fourni des armes à des trafiquants de drogue et des militants de l’ultradroite.

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Radio France
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Illustration trafic d'armes. (FREDERIC VENNARECCI / MAXPPP)

Les cinq dernières personnes placées en garde à vue le 12 janvier dans le cadre d'une enquête sur un vaste trafic d'armes en France, impliquant notamment des militaires, ont toutes été, samedi 16 janvier, mises en examen des chefs d’acquisition, détention, cession et transport en réunion d’armes de catégories A et B et d’association de malfaiteurs, a appris franceinfo de source judiciaire.

Deux d’entre elles ont également été mises en examen des chefs de détention d’arme de catégorie C et deux également des chefs de reconstitution ou modification d’arme. Trois hommes de 29 ans, 30 ans et 52 ans, ont été placées en détention provisoire. Un ancien militaire de 44 ans et un militaire de 31 ans, ont demandé un délai pour préparer leur défense et ont été incarcérées dans l'attente.

Vendredi, cinq premiers suspects parmi les dix personnes interpellées mardi avaient été mis en examen pour acquisition, détention, cession et transport en réunion d’armes et association de malfaiteurs, selon une source judiciaire. Un ancien militaire de 31 ans et un homme de 30 ans, ont demandé vendredi un délai pour préparer leur défense. Ils ont été eux aussi incarcérés.

Au moins 200 armes saisies

Lors de leur interpellation mardi dernier, une quantité "importante" d’armes et de munitions avait été saisie. Une source proche de l’enquête a évoqué auprès de franceinfo au moins 200 armes et une tonne de munitions. Ce coup de filet s’inscrit dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 25 juin 2020.

Les interpellations ont eu lieu en Ile-de-France, dans l’est et le sud de la France. L’un des deux militaires arrêtés travaillent au ministère de la Défense et l’autre est affecté sur une base de l’Est de la France. Ce réseau est soupçonné d’avoir fourni des armes à des trafiquants de drogue et des militants de l’ultradroite.

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