Hôtellerie : la taxe de séjour doit rétablir la concurrence entre particuliers et professionnels

Depuis le 1er août 2016, la taxe de séjour instaurée dans plusieurs villes de France doit permettre de restaurer la concurrence entre les particuliers et les professionnels de l'hôtellerie.

France 3

Depuis le lundi 1er août, les locataires d'appartements réservés sur Airbnb dans 18 villes françaises supplémentaires doivent s'acquitter d'une taxe de séjour. Depuis trois ans, Ulrike Hurbin loue deux chambres situées à quelques minutes de Caen sur la plateforme Airbnb. Elle parle d'un "contact qui n'aurait pas lieu dans un hôtel" pour vanter ce type de location. Désormais, les locataires doivent s'acquitter de la taxe de séjour en plus du prix du logement. Une nouvelle ligne spécifique sera affichée sur le site.

100 000 euros perçus à Chamonix

À Saint-Malo (Îlle-et-Vilaine), un demi-million de touristes transite chaque année, la taxe de séjour générée par la plateforme de location pourrait atteindre une somme non négligeable pour la commune. "Cela veut dire que ce sont des gens qui ne se déclaraient pas et qui vont régulariser leur situation, le fait de venir sur Airbnb", estime Jean-Michel Le Pennec, adjoint aux finances à la ville de Saint-Malo. Une victoire pour les hôteliers, qui dénoncent une concurrence déloyale. À Chamonix, la taxe de séjour s'applique déjà depuis un an, 100 000 euros ont été perçus par la ville via la plateforme de réservation sur internet. La collecte devrait s'étendre à d'autres villes de France d'ici 2017.
 

Le JT
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Les locaux d\'Airbnb à Berlin (Allemagne), le 19 août 2015. 
Les locaux d'Airbnb à Berlin (Allemagne), le 19 août 2015.  (JENS KALAENE / AFP)