Vidéo Sandra Vizzavona recueille la parole des femmes ayant vécu l’avortement

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Sandra Vizzavona est une avocate, et elle est l’auteure d’Interruption : L'avortement par celles qui l'ont vécu. Elle y écrit les témoignages et ressentis des femmes ayant déjà eu recours à l’avortement. Brut l’a rencontrée.
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Sandra Vizzavona est une avocate, et elle est l’auteure d’"Interruption : L'avortement par celles qui l'ont vécu". Elle y écrit les témoignages et ressentis des femmes ayant déjà eu recours à l’avortement. Brut l’a rencontrée. 

L'avortement, il est vécu de manière différente en fonction de l'histoire personnelle de chaque femme.” C’est le constat sur lequel est arrivé Sandra Vizzavona, avocate. La jeune femme a déjà eu recours à l’avortement deux fois dans sa vie. Et chaque expérience a été vécue différemment pour elle. “J'avais vécu deux avortements, si le premier m'avait effectivement profondément marquée, le deuxième avait été totalement anodin. Donc je savais que si moi, une seule et même personne, je pouvais vivre ça de deux façons différentes, c'est donc que toutes les femmes le vivaient à leur propre façon.

"Vous êtes sûre que vous ne voulez pas le garder ?”

L’avocate dénonce aussi les violences médicales dont peuvent être victimes les femmes. “Mon deuxième avortement, j'avais eu affaire à une sage-femme qui avait été absolument odieuse avec moi et je pensais vraiment être un cas isolé. Je me suis rendue compte que cette femme odieuse, elle n'était pas du tout seule. Et au fur et à mesure que je me suis confrontée à des témoignages dans lesquels j'ai réalisé que les femmes étaient encore malmenées par le corps médical, qu'il y avait encore ce grand poids du silence, j'étais de plus en plus en colère sur la situation.

J'ai été choquée du nombre de médecins qui font écouter le coeur de l'embryon alors que ce n'est absolument pas nécessaire, de l'échographe qui demande à la jeune fille de regarder l'écran, des médecins qui vont insister, en disant: ‘Oh là là, cet embryon est en parfaite santé, vous êtes sûre que vous ne voulez pas le garder ?’”, ajoute-elle.

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