Un journaliste de "Libération" entendu par l'IGPN, le journal accuse Gérald Darmanin "d'atteinte à la liberté de la presse"

Le chef adjoint du service Enquêtes de "Libération" a été convoqué par la police des polices, après la publication d'une note du service du renseignement territorial (RT) des Yvelines dans un article sur l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine. 

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le 22 septembre 2020, à Paris.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

Willy Le Devin, chef adjoint du service "Enquêtes" de Libération, a été entendu vendredi 6 novembre par la Division nationale des enquêtes de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Le journaliste est soupçonné de "recel de violation du secret professionnel" après un article sur l’attentat islamiste de Conflans-Sainte-Honorine, mis en ligne le 17 octobre. 

Il y cite une note du service du renseignement territorial (RT) des Yvelines retraçant précisément la chronologie des jours qui ont précédé l'attaque. L'article "questionne les efforts des services du ministre de l’Intérieur pour éviter à temps le meurtre de Samuel Paty", explique Libération

Le quotidien dénonce une "atteinte à la liberté de la presse""Si notre journaliste est poursuivi pour avoir reproduit des extraits de cette note, la vocation première de l’enquête initiée par Gérald Darmanin est bien d’identifier la ou les sources de Libération", affirme-t-il. "Si Darmanin en venait à savoir, par cette convocation d’un journaliste remplissant son devoir civique et professionnel, quelles sont la ou les sources ayant alerté le journal sur les faits autour de l’attentat de Conflans, d’autres hésiteraient forcément à écouter leur conscience à l’avenir", s'inquiète Libération

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