Boiseries, stucs et décors très dégradés : un appel aux dons est lancé pour sauver la coupole du lycée Henri IV à Paris

Chef d'œuvre architectural du 18e siècle, la coupole du lycée Henri IV, à Paris, a besoin de "soins urgents", selon la Fondation du patrimoine.

Le lycée Herni-IV et son dôme, à Paris. Au deuxième plan, le Panthéon (à gauche).
Le lycée Herni-IV et son dôme, à Paris. Au deuxième plan, le Panthéon (à gauche). (GOOGLE EARTH)

La région d'Île-de-France, propriétaire du lycée parisien Henri-IV lance jeudi 29 mars, en partenariat avec la Fondation du patrimoine, une souscription pour sauver la célèbre coupole de sa bibliothèque édifiée au 18e siècle, peut-on lire dans un communiqué.

"La coupole dans son entier doit aujourd’hui faire l’objet d’une restauration d’ampleur pour être sauvée. L’état de plusieurs de ses parties, notamment le décor peint, les boiseries et stucs qui ornent ses parties basses, est extrêmement préoccupant, indique sur le site de la Fondation du patrimoine. Le bâti et les structures réclament eux-mêmes des soins urgents. Des travaux de grande envergure, pour lesquels nous réclamons votre aide, doivent donc être engagés sans tarder", précise encore la Fondation.

Conservée dans son intégralité et pas dénaturée

Un filet de protection a été installé pour éviter que d'éventuels morceaux de la coupole tombent sur des élèves. Ils sont 2 700 à fréquenter l'établissement scolaire. Situé place du Panthéon, à l'emplacement de l'ancienne abbaye royale de Saint-Geneviève-du-Mont, ce lycée réputé de la capitale craint pour sa coupole. Selon la Fondation du patrimoine, elle est "la seule de Paris de cette époque conservée dans son intégralité et qui n’ait pas été dénaturée au cours des siècles".

La région lance donc un appel aux dons urgent auprès des particuliers et des entreprises. L'objectif est de récupérer un million d'euros manquants pour compléter le financement des travaux dont le coût global est d'environ 2,5 millions d'euros. Un financement qui se fera par paliers. Avec cette souscription, la Fondation du patrimoine et la région Île-de-France espèrent obtenir dans un premier temps 100 000 euros, selon Martine Breyton, la proviseure du lycée Henri IV contactée par franceinfo.