Sevran : la Micro-Folie espère s'exporter au-delà de la Seine-Saint-Denis

Un nouveau musée ouvre, samedi, à Sevran, en Seine-Saint-Denis. Il s'agit de la Micro-Folie, un outil qui permet de visiter plusieurs lieux culturels disséminés sur tout le territoire sans s'y déplacer. Didier Fusillier, directeur général de la Villette, espère maintenant exporter ce modèle.

La Micro-Folie permet de voir des œuvres conservées dans de grands musées. Ici, Le scribe accroupi, au musée du Louvre.
La Micro-Folie permet de voir des œuvres conservées dans de grands musées. Ici, Le scribe accroupi, au musée du Louvre. (SYLVESTRE / MAXPPP)

Un espace culturel d'un genre nouveau ouvre, samedi 21 janvier, à Sevran, en Seine-Saint-Denis : la Micro-Folie. C'est un outil entièrement numérique qui permet de visiter les plus grands musées sans s'y déplacer. Une alternative offerte à ceux qui n'ont pas le temps ou les moyens d'y aller. Il contient des sculptures du Louvre, des œuvres du centre Pompidou ou encore des pièces musicales historiques. Didier Fusillier, le directeur général de la Villette à Paris, qui en est à l’origine, a expliqué le projet à franceinfo.

franceinfo : Comment qualifier cette Micro-Folie ?

Didier Fusillier : C’est la première Micro-Folie. C'est un prototype, un module qu’on espère exporter. Il n’y a pas d’architecture, c’est le contenu qui prime. Vous pouvez le monter dans une friche industrielle, une ancienne église, un hall de mairie. L’objectif, c’est d’être dans les zones rurales où il n’y a pas grand-chose, dans les banlieues où ça peut être difficile parce qu’on n’a pas accès à ces œuvres d’art. Des œuvres qui nous aident à vivre parce que c’est beau.

C’est une manière d’amener la culture dans ces zones ?

Ici, il y a de la culture. Les vieux ronchons diront que les jeunes ne vont pas au musée. À un moment donné, on dit qu’ils n’ont qu’à y aller, ou alors on vient à eux. Aujourd’hui, nous sommes au XXIe siècle, c’est plus simple et ça permet d'avoir plus qu'un simple diaporama. Regardez le scribe accroupi du Louvre, il date de 2 500 ans avant J-C… c’est un truc de dingue.

Avez-vous des contacts avec d’autres villes ?

Des villes de comme Denain, Poissy, Bondy ou encore Montréal se montrent intéressées. Des représentants sont là. On sent que c’est en train de décoller. Même à l’international : là, on parle des grands musées nationaux. Mais demain on peut mettre des musées du monde entier. Qui va au British Museum ou au MoMa ? Avec ça, on peut. 

"C'est un prototype, un module qu'on espère exporter" explique Didier Fusillier, un des porteurs du projet
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