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L'œuvre "La Tête d'Arlequin" de Picasso, volée en 2012, peut-être retrouvée enterrée en Roumanie

Cette œuvre, si son authenticité est bien confirmée, ferait partie des sept toiles de maîtres dérobées en 2012 dans le musée Kunsthal de Rotterdam (Pays-Bas).

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Emmanuel Di Donna, de Sotheby's, devant l'œuvre Tête d'Arlequin de Picasso, le 3 mai 2007 à New York (Etats-Unis).  (STAN HONDA / AFP)

Un chef d'œuvre de Picasso a-t-il été retrouvé en Roumanie ? Grâce à l'envoi d'un message anonyme, des enquêteurs ont retrouvé ce qui pourrait être la Tête d'Arlequin, l'une des sept toiles de maîtres dérobées en 2012 dans le musée Kunsthal de Rotterdam (Pays-Bas). Ce qui semble être l'œuvre de l'artiste espagnol a été retrouvé enterré dans une forêt de l'est de la Roumanie, dans le département de Tulcea, samedi 18 novembre, a annoncé le Parquet roumain chargé de la criminalité organisée (DIICOT). 

Estimés au total à 18 millions d'euros, ces sept toiles, parmi lesquelles figuraient également deux Monet, un Gauguin et un Matisse, étaient pensés perdus à jamais. La mère du principal suspect condamné pour ce vol, Radu Dogaru, avait affirmé les avoir brûlés afin de détruire des preuves incriminant son fils.

Mais un mystérieux message envoyé à Mira Feticu, une écrivaine néerlandaise d'origine roumaine, a fait renaître l'espoir de retrouver la trace d'au moins une partie de ces chefs d'œuvre. Il y a une dizaine de jours, "j'ai reçu une lettre en roumain avec des instructions concernant l'endroit où était caché le tableau" de Picasso, a déclaré à l'AFP Mira Feticu, auteure d'un roman sur ce cambriolage. 

Une œuvre sans doute enterrée "récemment"

L'écrivaine a alors avoir contacté un policier néerlandais qui avait travaillé sur cette affaire. "Lorsque celui-ci ne m'a pas rappelée comme promis, j'ai pris un avion à destination de la Roumanie", relate-t-elle.

Mira Feticu s'est alors rendue dans une forêt située à une quinzaine de kilomètres du domicile du suspect. "Je suis arrivée à l'endroit indiqué, j'étais tellement émue que j'ai commencé à creuser avec mes mains la terre recouverte de neige, jusqu'à ce que je tombe sur quelque chose emballé dans du plastique", poursuit l'auteure. "Ce n'est sans doute que très récemment qu'il avait été caché à l'endroit où je l'ai trouvé."

De "sérieux doutes" sur l'authenticité de l'œuvre 

Une expertise doit être menée dans les prochains jours pour établir l'authenticité de la toile, a précisé le Parquet roumain chargé de la criminalité organisée. Les experts demeurent toutefois prudents. "J'ai de sérieux doutes sur l'authenticité", a déclaré Peter van Beveren, ancien conservateur de la Collection Triton, à la télévision publique néerlandaise NOS.

Six personnes, dont Radu Dogaru et sa mère Olga, ont été condamnées pour ce vol de sept tableaux à des peines allant de deux à six ans de prison ferme, et à verser 18,1 millions d'euros de dommages et intérêts aux assureurs.

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