Jérusalem : le pèlerinage dans la peau

En ce lundi de Pâques, des milliers de chrétiens sont attendus à Jérusalem. Beaucoup vont se recueillir, et certains vont aller plus loin : ils vont se faire tatouer pour garder un souvenir de leur passage en terre sainte.

France 2

Dans les ruelles parfois austères de la vieille ville, c'est un personnage qui détonne. Wassim Razzouk a deux passions : sa collection de Harley Davidson et les tatouages qu'il prodigue à quelques mètres du tombeau du Christ. "Ici, ce sont les photos de mon père et de mon grand-père, tous tatoueurs. Et ici, quelques exemples de motifs", nous confie-t-il en détaillant les cadres accrochés aux murs. 

Tatoué grâce à des tampons sculptés en bois d'olivier

Dans la famille Razzouk, on tatoue les pèlerins de père en fils. Une tradition vieille de 700 ans adoptée par la communauté copte, les chrétiens d'Égypte. Le tatouage traditionnel est effectué grâce à des tampons sculptés en bois d'olivier précieusement conservés. "On imprime le modèle sur la peau, puis on termine le travail à la machine", indique-t-il. Il y a longtemps dans la région, le tatouage d'une croix marquait le refus de se convertir à l'Islam. La tradition s'est depuis largement répandue et les visiteurs du monde entier affluent pour se faire tatouer.       

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