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Vidéo "On est là pour sauver des vies. On ne veut pas être des cibles" : le coup de gueule d’un sapeur-pompier

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Brut : pompier
Article rédigé par
France Télévisions

De 2015 à 2016, il y a eu une augmentation de 17,6% des agressions physiques sur des sapeurs-pompiers en intervention. Jacky Carlou, vice-président de la fédération autonome, demande davantage de reconnaissance envers leur travail. 

"Nous, on porte secours, on n’a pas à être confronté à ces agressions. D’autant plus qu’on est là pour sauver des vies." C’est le coup de gueule de Jacky Cariou, sapeur-pompier et vice-président de la fédération autonome qui dénonce les agressions physiques dont les sapeurs-pompiers sont victimes. 

Ils sont 246 900 sapeurs-pompiers en France. En 2016, ils ont réalisé 4 500 000 interventions, sur lesquelles l’Observatoire nationale de la délinquance (ONRDP) a dénombré 2 280 agressions physiques sur des sapeurs-pompiers. C’est 17,6% de plus par rapport à 2015. 

Davantage de reconnaissance

Jacky Carlou dénonce les "guet-apens" dans lesquels ils tombent lors de certaines interventions. "Lorsqu’on arrive pour des feux de poubelles qui sont mis volontairement, ce n’était pas le feu de poubelle qui était visé, mais bien l’intervenant, le sapeur-pompier, le policier qui intervient avec nous. On devient des cibles dans certains quartiers. Et je le répète, ça ne touche pas toutes les personnes qui vivent dans ces quartiers, mais bien une minorité agissante."

Le sapeur-pompier aimerait plus de reconnaissance "de la nation envers le travail dans ces quartiers comme partout ailleurs. Il ne suffit pas d’avoir la larme à l’œil quand on parle des pompiers et des policiers, il suffit qu’ils aient un bon traitement."

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