Montpellier : l'armée condamnée à indemniser un militaire atteint de sclérose en plaques après un vaccin

Karim Kedaimia avait été vacciné contre la fièvre jaune, sur préconisation de son employeur.

Le palais de Justice de Montpellier (Hérault), le 24 avril 2017.
Le palais de Justice de Montpellier (Hérault), le 24 avril 2017. (PHILIPPE ROY / AFP)

Karim Kedaimia avait été vacciné contre la fièvre jaune sur préconisation de l'armée, son employeur. Il est aujourd'hui très handicapé et ne peut plus travailler, selon son avocat. A Montpellier, l'armée a été condamnée en appel à indemniser cet ancien militaire qui a contracté une sclérose en plaques après un vaccin, malgré l'absence de certitude scientifique sur le lien entre les deux, selon un arrêt datant du 7 mars et consulté jeudi 15 février par La Dépêche et l'AFP.

Le montant de la pension pas encore déterminé

Le militaire, dont les premiers symptômes, des maux de tête et une fièvre, sont apparus quatre semaines après le vaccin, fin mars 2005, "rapporte la preuve de présomptions graves, précises et concordantes permettant de retenir un lien causal" entre l'injection et la maladie, juge la cour régionale des pensions. Le taux d'infirmité de la victime et le montant de la pension qui doit lui être versée, seront déterminés lors d'une audience ultérieure, ajoute l'arrêt.