Fusillade à Strasbourg : une ville meurtrie

À Strasbourg (Bas-Rhin), où une attaque meurtrière a eu lieu mardi soir, une journée de deuil a été décrétée mercredi 12 décembre en mémoire aux victimes. Mercredi matin, les écoles, collèges et lycées ont ouvert, mais les parents ont été incités à garder leurs enfants à la maison.

FRANCE 2

Aux pieds de la cathédrale de Strasbourg (Bas-Rhin), les volets des chalets de bois sont restés clos mercredi 12 décembre au matin. Le marché de Noël est fermé. Ses allées habituellement pleines de monde sont désertes, tout comme la place Kléber et son grand sapin. "On a un peu la gueule de bois et puis on est triste pour tous les gens qui ont perdu de la famille, qui ont été blessés et qui souffrent", se désole un riverain.

"On savait qu'il y avait une menace"

Secoués, les Strasbourgeois oscillent entre tristesse et résignation. "On savait que ça allait arriver, parce qu'on habite dans la rue, je pense, la plus dangereuse de France au mois de décembre", explique une jeune femme. "Depuis quelques années, on savait qu'il y avait une menace ici, sur le marché. Ce n'est pas nouveau, on en parlait de façon plutôt récurrente", constate un habitant. Le centre-ville, bouclé toute la nuit, est en partie rouvert à la circulation. À quelques kilomètres, les parlementaires européens ont observé en fin de matinée une minute de silence. En hommage aux victimes, les drapeaux de la ville ont été mis en berne.

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Les secours dans la rue des Orfèvres à Strasbourg, mardi 11 décembre.
Les secours dans la rue des Orfèvres à Strasbourg, mardi 11 décembre. (ABDESSLAM MIRDASS / AFP)