En 2016, vingt-six policiers et gendarmes sont morts dans l'exercice de leur fonction en France

Parmi ces 26 morts, 14 gendarmes et deux policiers exerçaient une mission opérationnelle de police, selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Il s'agit d'un bilan en forte hausse comparé à 2015.

Un gendarme et un policier municipal sur une plage de l\'île Dumet au large de Piriac-sur-Mer (Loire-Atlantique), le 13 juillet 2017.
Un gendarme et un policier municipal sur une plage de l'île Dumet au large de Piriac-sur-Mer (Loire-Atlantique), le 13 juillet 2017. (LOIC VENANCE / AFP)

Un bilan lourd pour les forces de l'ordre. Vingt-six policiers et gendarmes sont morts dans l'exercice de leur fonction en 2016 en France, selon une étude publiée jeudi 5 octobre. L'année a été marquée par l'assassinat jihadiste de Magnanville, par plusieurs dramatiques accidents et par une hausse du nombre de blessés chez les forces de l'ordre plus souvent agressés.

L'augmentation du nombre d'agressions sur des policiers ou des gendarmes en service actif est une tendance qui s'inscrit sur le long terme.Christophe Soullez,chef de l'ONDRP.AFP

Selon ce bilan dressé par l'ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales), deux policiers et quatorze gendarmes ont péri alors qu'ils exerçaient une mission opérationnelle de police. Les décès des dix autres fonctionnaires et militaires sont survenus en dehors de leur temps de mission, mais alors qu'ils étaient "en service" (période d'astreinte, formation ou trajets domicile-travail).

Les gendarmes lourdement touchés

Ce bilan humain de 26 morts "est en forte hausse comparé à 2015, année durant laquelle 14 agents avaient perdu la vie", commente l'ONDRP. Depuis 2012, les deux forces de sécurité comptabilisent chaque année en moyenne 19 décès. Les gendarmes ont payé le plus lourd tribut, avec notamment le crash d'un hélicoptère en mai 2016 dans les Hautes-Pyrénées, dans lequel quatre militaires sont morts, et un accident de la route en décembre de la même année dans l'Oise, qui a coûté la vie à trois jeunes gendarmes.

Sur l'ensemble des 16 décès de policiers et gendarmes "en mission", quatre ont été causés par l'usage d'une arme ou une agression physique. Ce total n'intègre pas l'assassinat du commandant de police Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider, à leur domicile de Magnanville (Yvelines) par un tueur se revendiquant de l'Etat islamique, répertorié parmi les morts "en service".