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Démission du général de Villiers : la question complexe du budget de l'armée

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Démission du général de Villiers : la question complexe du budget de l'armée -
Démission du général de Villiers : la question complexe du budget de l'armée Démission du général de Villiers : la question complexe du budget de l'armée - (FRANCE 2)
Article rédigé par France 2
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Le chef d'état-major des armées avait fait savoir qu'il souhaitait une augmentation du budget de l'armée afin de pouvoir assurer les objectifs de défense. Le 19 juillet, le général Pierre de Villiers a démissionné.
La France a-t-elle les moyens de ses ambitions de défense ? Le budget des armées a été revu à la baisse en 2017 avec des coupes de 850 millions d'euros, pour atteindre un total de 32,7 milliards d'euros, ce qui en fait le second plus gros budget ministériel après celui de l'Éducation nationale. En 2018, ces moyens devraient atteindre 34,2 milliards d'euros. Mais en prenant en compte l'inflation sur les 25 dernières années, le budget de la défense a en réalité diminué de 20 % depuis le début des années 1990.

Des moyens suffisants ?

Selon les experts militaires, les équipements sont vieillissants, et les effectifs des armées sont en surrégime. "On a perdu 400 véhicules de combat en 2015, des blindés. On en a gagné 20 en échange", affirme l'expert Michel Goya. "On a une armée qui est en train de se contracter, elle se modernise d'une certaine façon, mais elle se contracte à grande vitesse". Certaines économies sont envisagées, d'aucuns suggèrent ainsi de réduire l'opération Sentinelle, qui mobilise 10 000 soldats pour assurer la sécurité des citoyens sur le territoire français. Pour d'autres, il faudrait s'atteler à la dissuasion nucléaire, "socle de la défense française", affirme le général Dominique Trinquand. "Nous avons des capapcités maritimes et des capacités aériennes. Devons-nous conserver les deux, ou pouvons nous en supprimer une, ou réduire les deux ?", interroge celui-ci. Des pistes qui n'ont jamais été mises à l'étude, ni par Emmanuel Macron, ni par ses prédécesseurs. 

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