De nouveaux avions ravitailleurs pour l’armée de l’air
Les premiers avions Phénix d’Airbus entrent en service à partir de vendredi. Ils permettront de ravitailler des avions de combat en vol, mais aussi de transporter du personnel et du fret.
Le premier exemplaire du nouvel avion ravitailleur de l'armée de l'air française entre en service, vendredi 19 octobre, sur la base aérienne d'Istres (Bouches-du-Rhône). Cet avion, baptisé Phénix, et construit par Airbus, est plus polyvalent que les vieux Boeing KC-135. Des avions qui ont l'âge d'une 4L, mais qui volent toujours et qui seront donc progressivement remplacés.
La fin du KC-135 après...54 ans de service
Le KC-135 est en service depuis 1964. Cette année-là, le ravitailleur tout nouveau, tout beau, fait l'actualité au-dessus des Champs-Élysées le 14 juillet. Toujours remis à niveau depuis, les KC-135 fatiguent un peu et leur maintenance devient hors de prix, d'où leur nécessaire remplacement.
Un remplacement d'autant plus nécessaire, que les avions ravitailleurs sont l'assurance d'une souveraineté d’un pays. "L’armée de l’air est obligatoirement dotée d’un couple ravitailleur–avion de combat qui doit être autonome et qui doit pouvoir avoir une allonge suffisante. C’est la raison pour laquelle nous sommes obligés d’avoir nos propres ravitailleurs", explique le porte-parole de l'armée de l'air. Le colonel Duvivier explique que "ce qui va vraiment changer avec le Phénix, c’est qu’on va pouvoir faire beaucoup de choses en même temps".
On peut à la fois ravitailler des avions de combat, mais aussi transporter du personnel et du fret.
Le colonel Duvivierà franceinfo
"Lors d’une opération extérieure, cet avion sera capable à la fois de ravitailler les chasseurs qui viendront se mettre en place, mais aussi les personnels et en particulier le fret qui sera nécessaire. Donc on a une forme de grande réactivité qui s’installe", précise le colonel Duvivier.
À terme, les 12 vieux ravitailleurs seront remplacés par 15 avions Phénix. Les livraisons vont s'échelonner jusqu'en 2023.
Commentaires
Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.