L'éleveur de volailles qui a interpellé Emmanuel Macron dans une vidéo n'est pas un fournisseur de l'Élysée, assure la présidence

Aloïs Gury, éleveur de volailles dans l'Ain, avait prétendu fournir l'Élysée.

Aloïs Gury, éleveur de volaille à Montrevel-en-Bresse (Ain), interpelle Emmanuel Macron sur la situation difficile des agriculteurs. 
Aloïs Gury, éleveur de volaille à Montrevel-en-Bresse (Ain), interpelle Emmanuel Macron sur la situation difficile des agriculteurs.  (capture d'écran Facebook)

Aloïs Gury, éleveur de volailles de 33 ans de l'Ain, a fait le buzz dans une vidéo publiée sur Facebook le 24 novembre. Vêtu d'un gilet jaune, il a interpellé l'Élysée sur ses difficultés, prétendant être un des fournisseurs de la présidence. Contacté par franceinfo mercredi 28 novembre, l'Élysée a démenti le fait que ce producteur soit un de ses fournisseurs. 

"Faites quelque chose !" 

C'est dans son poulailler, à Montrevel-en-Bresse, un autocollant "Bresse France" collé sur son gilet jaune, qu’Aloïs Gury a enregistré sa vidéo. "M. Macron, vous ne méritez pas de manger mes volailles, vous ne connaissez rien à l'agriculture, vous ne savez pas le boulot qu'il y a derrière, lance-t-il. Faites quelque chose, qu'on vive normalement." Pendant huit minutes, l'agriculteur témoigne de sa situation, souvent les larmes aux yeux, expliquant ses factures en retard, ses sept jours de vacances en trois ans et les courses que lui fait sa mère une fois par semaine.

Aloïs Gury ne s'en sort plus

"700 euros par mois pour 80 heures par semaine, ce n’est pas récompensé, confie-t-il pour justifier ce cri d'alarme. On a des subventions, on a des aides, mais ça ne suffit pas." Le jeune éleveur voudrait "un revenu minimum certain". "Je suis un gilet jaune. On est tout de suite impactés par l’essence, par les hausses du gasoil. Les manifestations représentent un peu un ras le bol général du peuple français", affirme-t-il, espérant une réaction d'Emmanuel Macron à sa vidéo.

Contacté par franceinfo, l'Élysée assure qu'Aloïs Gury, "n'est pas un de [ses] fournisseurs, ni régulier ni occasionnel". Le chef cuisinier du palais présidentiel, Guillaume Gomez, a quant à lui démenti sur son compte Twitter avoir servi les volailles de l'éleveur.