L214 et 30 millions d'amis révèlent un nouveau scandale de maltraitance dans un élevage intensif de poules du Morbihan

Les deux associations de défense des animaux portent plainte.

Une poule d\'un élevage intensif à Caro, dans le Morbihan.
Une poule d'un élevage intensif à Caro, dans le Morbihan. (L214)

La Fondation 30 millions d'amis et L214 rendent publiques mardi 11 juin de nouvelles images, tournées dans un élevage intensif de 190 000 poules pondeuses à Caro, dans le Morbihan. Cet élevage fournit notamment le groupe Avril, premier producteur d'œufs français.

Cette nouvelle vidéo, tournée le 3 mai, montre des poules pondeuses amassées dans des cages, la plupart déplumées. Une partie des animaux est destinée à être "ramassée", c'est-à-dire à être conduite à l'abattoir. Mais ces poules se retrouvent hors des cages, au sol. Elles n'ont alors plus accès à l'eau et à la nourriture et se retrouvent à côté des cadavres qui gisent déjà par terre.

En finir avec l'élevage des poules en cage

Face à ces mauvaises conditions d'élevage, la Fondation 30 millions d'amis et l'association L214 portent plainte pour sévices graves et mauvais traitement. De plus, elles demandent au groupe Avril de s'engager publiquement et d'en finir avec l'élevage des poules pondeuses en cage d'ici 2025.

Selon les derniers chiffres du Comité national pour la promotion de l'œuf, l'élevage en cage des poules pondeuses diminue. En 2018, il représentait 57,8% de la production française, contre 81% en 2008. Mais pour la Fondation 30 millions d'amis et L214, ce mode d'élevage reste "majoritaire à l'image du groupe Avril qui tarde à publier un engagement pour tourner le dos à cette pratique."

Selon Johanne Mielcarek, porte-parole de L214, les œufs de poules élevées en cage du groupe Avril "se trouvent encore sous la marque Matines", qui s'est cependant "engagée à abandonner l'élevage en cage parce que ce sont des œufs traçables pour les consommateurs". Surtout, elle dénonce le fait que "le groupe Avril continue d'utiliser et de souhaiter utiliser ces œufs-là au-delà de 2025 dans tous ses produits élaborés, c'est-à-dire les ovoproduits", comme les pâtisseries ou les plats servis dans les restaurants. "On demande au groupe Avril d'être cohérent et d'étendre la démarche que cette entreprise a déjà prise pour les œufs coquilles à toutes ses productions."