Huile de palme : la position ambiguë de la France

Sur le plateau du 19/20, la journaliste Sandrine Feydel revient sur la position ambiguë de la France vis-à-vis des importations d'huile de palme afin de produire du biocarburant.

Voir la vidéo
France 3

Au-delà de Total, qui a été autorisé à importer plusieurs centaines de milliers de tonnes d'huile de palme asiatique, la France a tout de même une position ambiguë sur le sujet. "Effectivement, le gouvernement n'a pas soutenu le Parlement européen, qui a voté en janvier une résolution contre ces importations. C'est ce que nous prouve ce document de travail confidentiel que nous nous étions procuré. On y lit clairement que 'l'amendement adopté par le Parlement européen (...) ne saurait être soutenu par les autorités françaises'", explique en plateau la journaliste Sandrine Feydel.

Des intérêts commerciaux

Alors, pourquoi cette question est-elle si sensible pour le gouvernement ? "Parce que nous sommes au milieu d'une négociation commerciale. La France aimerait bien vendre des avions Rafale à la Malaisie, pays producteur d'huile. Voyez cette photo d'une visite récente sur place de la ministre de la Défense. Elle y avait alors soutenu les importations d'huile. Contacté sur ces positions contradictoires, le gouvernement nous l'affirme : sa position évolue. Il soutient désormais un plafonnement, puis une baisse de la consommation d'agrocarburants contenant de l'huile de palme et de soja. On saura à la fin de l'année si l'Europe arrête, freine ou poursuit ces importations", conclut-elle.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une plantation de palmiers à huile en Idonésie
Une plantation de palmiers à huile en Idonésie (ADEK BERRY / AFP)