L'application de la réforme de l'assurance-chômage repoussée au début de l'année 2021

Les partenaires sociaux ont assuré que toutes les mesures de la réforme étaient concernées par ce report, y compris celles déjà appliquées.

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Le numéro 1 de la CFDT, Laurent Berger, vendredi 17 juillet 2020 dans la cour de l'hôtel Matignon, à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Après la réforme des retraites, un autre report. La réforme de l'assurance-chômage, dont le deuxième volet avait déjà été repoussé au 1er septembre en raison du coronavirus, n'entrera pas en vigueur avant le "début de l'année 2021", a indiqué le gouvernement aux partenaires sociaux lors d'une réunion organisée à Matignon, vendredi 17 juillet.

"C'est une satisfaction que les chômeurs ne soient pas touchés début septembre par ces mesures que nous avions toujours qualifiées d'injustes", s'est aussitôt félicité le numéro 1 de la CFDT Laurent Berger.

Ce dernier et Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, ont assuré, à l'issue de leur entretien avec l'exécutif, que toutes les mesures de la réforme étaient concernées par ce report, y compris celles déjà appliquées. Cela inclut notamment "la durée d'affiliation" pour pouvoir ouvrir des droits, passée à six mois au lieu de quatre mois, sur une période de 24 mois au lieu de 28 mois.

Jean Castex entend mener la réforme "à terme"

Les syndicats réclament l'abandon pur et simple de la totalité de cette réforme alors que l'Unédic pronostique la destruction de 900 000 emplois d'ici la fin de l'année. "Selon la situation économique, on a compris qu'il y aurait la possibilité d'aller au-delà" du début de l'an prochain, a aussi précisé Laurent Berger.

De son côté, Jean Castex a expliqué que la réforme de l'assurance-chômage serait "décalée" en raison de la crise sanitaire et économique, mais sans être abandonnée pour autant.

"La réforme de l'assurance-chômage est une bonne réforme et nous la mènerons à terme. Mais nous avons, parce que nous sommes pragmatiques, décidé de l'adapter aux circonstances présentes et donc d'en décaler la date d'entrée en vigueur", a déclaré le Premier ministre dans la cour de Matignon à l'issue de la réunion.

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