Grenoble : General Electric va supprimer 345 emplois

À Grenoble (Isère), les salariés de l'usine General Electric protestent contre un plan social qui supprimera 345 emplois.

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Devant les grilles de l'usine Général Electric à Grenoble (Isère), une ambiance de rébellion règne, ce mercredi 4 octobre. Les salariés bloquent le site. Un plan social qui menace ici 345 emplois suscite leur inquiétude. Deux ans après le rachat de ce site Alstom par General Electric, les salariés se sentent trahis.

Promesses non tenues ?

En 2015, le géant américain rachète la branche énergie d'Alstom. À l'époque, un accord est négocié par le ministre de l'Industrie Arnaud Montebourg. General Electric devra créer 1 000 emplois nets en France d'ici 2018. "On nous avait présenté le rachat comme quelque chose de positif qui allait ramener de l'emploi", déplore un salarié à Grenoble depuis 12 ans qui devrait être victime du plan de licenciement, tout comme sa compagne. Pour General Electric, les suppressions de postes ne signifient pas la fin de l'engagement et la création d'emplois. Pour le gouvernement, ce dossier très politique reste sensible, Bruno Le Maire s'est dit prêt à recevoir les syndicats grenoblois dès que possible.

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Le logo de General Electric, à Belfort (Territoire-de-Belfort), le 23 juin 2014.
Le logo de General Electric, à Belfort (Territoire-de-Belfort), le 23 juin 2014. (SEBASTIEN BOZON / AFP)