Au Maroc, des manifestations contre les "mines de la mort"

À Jerada, l’une des villes les plus pauvres du Maroc, ils sont des centaines à risquer leur vie tous les jours pour survivre.

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"Le peuple veut une solution économique alternative !" Voici ce que scandent les habitants de Jerada, au Maroc, qui manifestent depuis plusieurs semaines. L’élément déclencheur de leur colère, la mort de Jedouane et Houcine, deux frères respectivement âgés de 30 et 23 ans, dans les « mines de la mort » le 22 décembre dernier. Malgré la fermeture de la mine à la fin des années 1990, des centaines de mineurs continuent de risquer leur vie quotidiennement pour extraire clandestinement du charbon. 

"On n'a pas de perspectives ici"

Jerada, située au nord-est du Maroc, est l’une des communes les plus pauvres du pays et fortement touchée par le chômage. L’activité minière constituait la principale ressource de la population. Les habitants reprochent aux autorités de les avoir laissés à l’abandon. "On n'a pas de perspectives ici. Si l’État nous offrait une alternative économique, nous ne travaillerions pas ici dans les puits." s’indigne Mohammed Boujakhrout, un travailleur dans les mines de charbon. 

Le ministre de l'Energie, Aziz Rebbah, s’est rendu sur place annoncer un "nouveau plan de développement". 

Au Maroc, des manifestations contre les \"mines de la mort\"
Au Maroc, des manifestations contre les "mines de la mort" (BRUT)