Assurance chômage : Pierre Gattaz exclut une taxation des contrats courts

Le Medef est de retour à la table des négociations pour discuter de l'Assurance chômage avec les syndicats. C'est le patron Pierre Gataz qui a réussi à convaincre ses troupes. Mais l’organisation patronale fixe ses conditions et écarte ce mardi 14 février toute taxation des contrats de travail.

France 3

Comment financer l'Assurance chômage au déficit grandissant ? Il est de plus de 4 milliards d'euros chaque année. Pour le résorber, les syndicats veulent une taxation des contrats de courte durée. Des CDD de moins d'un mois qui se multiplient. En 15 ans, ils sont passés de 6 à 16 millions par an. Pour le Medef, cela répond à un besoin des entreprises, hors de question de taxer les contrats courts.

La CFDT propose un système de bonus-malus

Pierre Gattaz tape du poing sur la table au sens propre comme au figuré : "Non, nous ne souhaitons pas taxer les contrats courts pour la simple et bonne raison que cela crée du chômage, or nous voulons créer de l'emploi". Problème, les syndicats ont fait de la taxation des contrats courts un enjeu de ces nouvelles négociations. "Ça ne permet pas aux salariés de se projeter dans l'avenir, ça ne leur permet pas d'acquérir un logement, même comme locataire, ni d'accéder aux prêts bancaires", explique Véronique Descacq, Secrétaire générale adjointe de la CFDT. La CFDT propose un système de bonus-malus : taxer les contrats courts, mais baisser les charges des CDD longs. Requête pour l'instant rejetée par le Medef.

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Illustration Pôle Emploi. (VINCENT ISORE / MAXPPP)