540 000 accidents du travail recensés en 2020, un nombre qui baisse peu depuis 10 ans

Depuis dix ans, "le nombre d'accidents et leur indice de fréquence ne baissent plus", relève le secrétariat d'État chargé de la Santé au travail, qui a présenté un plan pour 2021-2025. 

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Un ouvrier sur un chantier, à La Défense (Hauts-de-Seine), le 15 octobre 2021.  (CAROLINE PAUX / HANS LUCAS / AFP)

Accidents de la route où en conduisant des engins dangereux, chutes... Quelque 540 000 personnes ont été victimes d'accidents du travail en 2020, a indiqué le secrétariat d'État chargé de la Santé au travail, mardi 14 décembre. Au cours de cette même année, 550 accidents mortels ont été recensés. 

Évalué à près d'un million en 1950, le nombre annuel d'accidents dans le secteur général s'est considérablement réduit, passant à environ 650 000 dans les années 2010, en parallèle d'une augmentation du nombre d'actifs, et ce notamment grâce à des équipements mieux sécurisés et une réglementation plus protectrice.

Mais depuis dix ans, "le nombre d'accidents et leur indice de fréquence ne baissent plus, à part en 2020 où le nombre d'accidents du travail s'est réduit de 17,7%" du fait des confinements, a relevé le secrétariat d'État, présentant une feuille de route sur ce sujet pour la période 2021-2025, afin de franchir ce "palier"

Des accidents qui échappent parfois aux statistiques

Ce nouveau plan santé au travail 2021-2025 concentrera ses efforts sur les travailleurs vulnérables, en particulier les jeunes moins expérimentés, qui représentent 15% des accidents graves ou mortels. Ce quatrième plan ciblera également les secteurs les plus accidentogènes : la construction, l'agriculture, les industries extractives ou encore la gestion des déchets.

En 2019, l'Assurance maladie comptabilisait 655 715 sinistres, nombre d'entre eux échappant toutefois aux statistiques officielles comme les travailleurs indépendants, détachés ou non-déclarés.

Le gouvernement entend également renforcer son action sur les risques environnementaux des salariés, dans le cas de catastrophes industrielles comme l'incendie de Lubrizol, et sur les violences sexuelles au travail.

Dans une présentation transmise à l'AFP, le secrétaire d'Etat Laurent Pietraszewski a ainsi insisté sur la "priorité donnée à la prévention"

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