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Mon rêve d'enfant est mon métier

"Quand je serai grand, je serai pompier ou footballeur", dit le petit garçon. "Moi, quand je serai grande, je serai infirmière ou institutrice", répond la petite fille. C'est mignon, mais s'ils vont au bout, quelle part de magie leur rêve gardera-t-il en devenant un métier ?
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France Télévisions
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Métier : sapeur pompier (France 3 Lorraine).

L'adolescence, le moment où tout se décide

Les enfants ne connaissent que peu de métiers, ceux de leur entourage, et ceux que les médias leurs présentent : le sapeur-pompier, la maîtresse, le médecin... Pour le philosophe Robert Misrahi, il faut apprendre à se séparer de ses rêves d'enfant pour construire quelque chose de nouveau, à soi : "Ce que l'on prend pour des rêves d'enfant sont des "erreurs rétroactives" : on s'invente un passé où l'on a rêvé 1000 choses. Il peut arriver qu'on retrouve certains rêves d'enfance mais dans la réalité de l'âge adulte, on invente quelque chose de réel et profond".Les choses s'affinent à l'adolescence. C'est la période où l'on choisit entre le rêve et la réalité. Un moment délicat car le rôle des parents est important : il ne faut pas casser l'espoir de l'adolescent tout en le frottant pourtant à la réalité et à l'obligation de choisir un métier.

Le contexte est déterminant

Les parents comme le milieu scolaire jouent un rôle primordial. En effet les enfants ont plus de chance de s'accrocher à leur rêve quand leurs parents ont eux-mêmes fait un métier qu'ils espéraient faire, ou simplement s'ils les encouragent à suivre leurs désirs. Il est encore fréquent que des adultes découragent leurs enfants attirés par des métiers artistiques ou littéraires, au profit des filières valorisées scientifiques ou économiques. Chômage aidant, les parents poussent leurs enfants à s'orienter vers un domaine où ils auront le plus de chance de trouver du travail. Voir aussi : Faut-il choisir le même métier que ses parents.

Chasser le naturel, il revient au galop...

Pour ceux qui n'ont pas choisi le métier de leur enfance, les envies peuvent ressurgir plus tard. Notamment vers 30-40 ans, l'âge des tous premiers bilans. Souvent, c'est la frustration ou le ras-le-bol pour l'emploi qu'ils exercent qui amène certaines personnes à repenser à ce qu'ils aimeraient faire. Cela correspond souvent à une envie de se mettre à son compte. Ou de se reconvertir en changeant carrément de métier. Quand ils se replongent dans leurs rêves d'enfant, ils se rendent compte qu'ils ont évolué en mettant de côté leur désir profond, sans oser en faire leur profession. Mais cette passion demeure, on la retrouve d'ailleurs souvent dans leurs hobbies ou leur façon d'être... Parfois, ils se sont cachés derrière des peurs : manquer d'argent, ne pas trouver de travail, etc.

Retrouver son désir premier

Quels conseils donner à un adulte qui souhaite se reconvertir, et redonner du sens à son rêve d'enfant ? D'abord de valider son projet : par un bilan de compétences mais aussi par des rencontres avec des professionnels. Si le projet est viable, il s'agit de le mettre en place méthodiquement. Formation, étude de marché, apprentissage, prospection... A vous de déterminer les étapes qui vous seront nécessaires. A vous aussi d'être assez déterminé pour garder le cap. Un changement d'orientation, surtout s'il se double d'un changement de région, est assez déstabilisant pour un couple ou une famille. Cela se prépare. Vous avez probablement déjà confié votre rêve d'enfant à vos proches. Le dialogue doit se poursuivre tout au long de votre démarche de reconversion.

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