Goodyear présente un projet de fermeture de son usine d'Amiens-Nord

Lors d'un Comité central d'entreprise, la direction de Goodyear a présenté un plan de fermeture de son usine d'Amiens-Nord. La seule option possible explique le fabriquant de pneus. Ce sont 1.173 postes qui sont menacés.

Franceinfo
Franceinfo (Franceinfo)

Pour les salariés, l'issue ne faisait presque plus aucun doute. Dans un communiqué publié en marge d'un Comité central d'entreprise (CCE), la direction de Goodyear a confirmé son projet de fermeture du site d'Amiens-Nord. Cela entraînera la suppression de 1.173 postes.

Selon la direction, la fermeture "est la seule option possible après cinq années de négociations infructueuses" . Depuis plusieurs années, les dirigeants tentaient de mettre en place un plan de départ volontaire. Il avait été plusieurs fois retoqué par la justice et en septembre dernier, direction et syndicats n'étaient pas parvenus à un accord.

"Éviter le pire"

Immédiatement après cette annonce de fermeture, la CGT a appelé à une grève nationale de tous les salariés de Goodyear le 12 février prochain, date d'un nouveau Comité central d'entreprise où les détails du projet devraient êtres exposés. 

Mercredi, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a estimé qu'il était "possible d'éviter le pire" à condition de reprendre les négociations avec les syndicats et le groupe Titan. Les dernières discussions entre Goodyear et Titan, qui a repris l'essentiel des activités de pneus agricoles de Goodyear dans le monde, ont échoué en juin. 

"Tu prends ton copain Hollande et tu fais ton boulot"

Juste après l'annonce, Mickaël Wamen a rebondi sur ces propos d'Arnaud Montbourg lançant : "J'en profite pour
dire à Arnaud Montebourg, 'puisque t'as dit ce matin que tu
voulais éviter le pire mon pote: tu prends ton
copain Hollande et tu fais ton boulot'"

Les réactions politiques se sont succédé après cette
annonce. Le maire PS d'Amiens a jugé la "fermeture inacceptable" . Gilles Demailly demande
à rencontrer le Premier ministre et le ministre du Redressement productif pour évoquer
ce "dossier national" . Les élus socialistes de la région demandent
eux au gouvernement de "rejeter" la fermeture.