Loi Travail : Philippe Martinez espère faire "plus fort" mardi prochain que le 31 mars

Le secrétaire général de la CGT se confie auprès des lecteurs du Parisien, samedi. 

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, se rend dans l\'hôpital de Villiers-le-Bel (Val d\'Oise), le 10 juin 2016.
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, se rend dans l'hôpital de Villiers-le-Bel (Val d'Oise), le 10 juin 2016. (PIERRE CONSTANT / AFP)

Il dévoile ses plans pour les prochains jours. Le leader de la CGT, Philippe Martinez, espère rassembler plus de monde mardi à Paris contre le projet de loi Travail que le 31 mars. Ce jour-là, la journée de manifestations avait rassemblé près de 390 000 personnes dans 250 villes, selon les autorités, et 1,2 million selon les organisateurs. "Il faut qu'on fasse plus fort", déclare le secrétaire général de la CGT dans Le Parisien, samedi 12 juin.

Interrogé par plusieurs lecteurs du quotidien, agacés par les actions du syndicat, le chef de la CGT s'est expliqué sur les actions de ses militants. "On a commencé par faire des manifestations. On en a fait une, deux, trois, quatre. On n'a pas été écoutés. au bout d'un moment, les salariés s'agacent et font grève", indique ainsi Philippe Martinez, qui assure faire grève comme les autres salariés. 

Des menaces et des insultes

S'il concède que "les grèves pénalisent forcément tout le monde", le patron de la centrale syndicale rejette le terme de "prise d'otage", employé par certains citoyens ou responsables politiques. "Cette formule est à la mode, mais il faut peser ses mots. En France, nous savons ce que cela signifie", sermonne Philippe Martinez, en référence aux attentats de novembre. 

Les actions ont toutefois tendu l'ambiance concernant la CGT. A tel point que Philippe Martinez assure devoir "faire un peu attention". "Quelques bandes organisées envoient des courriers, avec Philippe Martinez au bout d'une corde ou 'on aura ta peau'", assure-t-il aux lecteurs. "Au bureau, les insultes pleuvent sur les standardistes et plusieurs dirigeants ont reçu des lettres anonymes avec des cercueils." Une chose est sûre : le patron du syndicat ne laisse pas indifférent. Mais tout le monde n'est pas d'accord. "Pour certains, je suis un dur, pour d'autres, je suis un mou."