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La ministre du Travail s'engage à augmenter les indemnités de licenciement en septembre

Muriel Pénicaud a affirmé que cette augmentation serait mise en place en septembre "par mesure réglementaire".

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, le 10 juillet 2017 à l'Assemblée nationale. (BERTRAND GUAY / AFP)

"Je propose (...) à l'ensemble des députés de soutenir la proposition du gouvernement d'augmenter les indemnités légales pour la totalité des salariés qui perdent leur emploi." La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s'est engagée, dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 juillet, à "augmenter les indemnités légales" de licenciement, lors de l'examen du projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances.

Techniquement, cette augmentation serait mise en place en septembre "par mesure réglementaire", a précisé la ministre pendant une séance de nuit. Elle demande par conséquent le retrait d'un amendement du député Aurélien Taché (LREM) allant dans ce sens.

Une revendication de deux syndicats

Aujourd'hui, les indemnités de licenciement ne peuvent être inférieures à un cinquième de mois de salaire par année d'ancienneté, auquel s'ajoutent deux quinzièmes de mois par année au-delà de dix ans. La revalorisation des indemnités de licenciement est une revendication de la CFDT et de FO.

La ministre a justifié sa décision par la volonté qu'il y ait "beaucoup plus de conciliation" et "donc beaucoup plus de raisons de concilier". "Ça veut dire d'abord des procédures de conciliation, ça veut dire ensuite les incitations fiscales et sociales que vous avez votées tout à l'heure, et la question des indemnités légales se pose", a-t-elle poursuivi. Muriel Pénicaud a fait valoir que la France est "un des pays" qui a "un niveau d'indemnités légales, et souvent conventionnelles par conséquence, qui est plus bas que la moyenne".

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