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J'ai connu la discrimination à l'embauche

En plein débat sur le CV anonyme et les déclarations de Yazid Sabeg, commissaire à la Diversité et à l'égalité des chances, Lien connexe revient sur la discrimination à l'embauche. Témoignages de Grzegorz, étudiant polonais en France de 25 ans.
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France Télévisions
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Des témoignages sur la discrimination à l'embauche

Qu'il s'agisse d'un simple stage étudiant ou d'en emploi, nombreux sont ceux qui ont pu rencontrer des situations de discrimination à l'embauche : « Pour financer mes études, je cherchais un petit boulot. Toutes les grandes enseignes m'ont fermé leurs portes. Pourtant, j'étais en mesure de correspondre au poste visé mais mes pistes n'ont jamais débouché sur une embauche. » La discrimination peut également reposer sur un critère très basique, s'avérant être le nom de famille : « Lors de l'entretien, les recruteurs n'arrivaient pas à prononcer mon nom. C'était un réel frein à mon insertion professionnelle et à l'obtention d'un travail. Je partais perdant avec ce premier obstacle. Bien que maîtrisant le français parfaitement, je restais un étranger à qui on ne faisait pas confiance. » Ainsi, face à cette injustice, quelles sont les solutions envisageables? 

Le CV anonyme inutile ?

Pour les discriminations d'origines ethniques, les résultats du CV anonyme ne sont pas concluants. L'impact est neutre voir négatif, selon le Crest. Les candidats issus de l'immigration ont seulement une chance sur 22 de décrocher un entretien pour un éventuel travail contre une chance sur 10 lorsque leur CV n'est pas anonyme.

Quelles solutions ?

L'association « A Compétence Egale » propose de sensibiliser les responsables RH aux questions de discrimination à l'embauche. Des dispositifs centrés sur l'évaluation des compétences devraient être généralisés pour les membres de l'association.

Grzegorz devient Grégoire

« J'ai décidé de changer mon prénom, de le franciser. Tout de suite, avec mon prénom français et mon faciès d'occidental, j'ai eu accès plus facilement au marché de l'emploi. Aujourd'hui je ne regrette pas mon choix. C'est le prix de l'intégration. »

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