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Avis d'expert : Coaché une opportunité à saisir

Avis d'expert : Joël Brugalières, coach professionnel pour Advéo et président de la Société française de coaching.
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France Télévisions
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Avis d'expert : Joël Brugalières, coach professionnel pour Advéo et président de la Société française de coaching"Le coaché doit saisir l'opportunité de progresser professionnellement sans tout accepter"Le coaché doit comprendre les objectifs du coaching et influer dessus.

"Dans le cas d'un coaching sollicité par l'entreprise, je suis d'abord en contact avec la direction ou les ressources humaines. Dans le cas d'un coaching prescrit, ils me font part de leurs objectifs pour ce coaching. Par exemple : "aider ce manager à gérer les conflits ou à optimiser le travail de ses équipes en réunion". Je rencontre ensuite le coaché en présence de son responsable. Nous échangeons tous les trois sur les objectifs du coaching. En tant que coaché, c'est le moment de réagir à ces objectifs en exprimant éventuellement d'autres besoins."Une relation de confiance entre le coach et le coaché.

"Le contenu du coaching consiste en une série de rendez-vous en tête à tête avec le coaché. Ces rencontres se passent dans nos locaux et non dans ceux du coaché afin de favoriser la prise de recul. Lors de ces échanges, je suis à l'écoute du coaché et de ses objectifs sans pour autant mettre de côté ceux fixés par l'entreprise s'il y en a. Mon rôle est de faire converger les intérêts quand c'est possible. Et quand ce ne l'est pas, de revoir le contrat à trois, avec le coaché et l'entreprise. Un coaché plus efficace, c'est un professionnel épanoui d'un côté et une entreprise dynamique de l'autre. Le coaching est basé sur la notion de confiance : les échanges sont évidemment strictement confidentiels. A mi parcours comme en fin de coaching, tout ce qui se dit en présence du responsable est exprimé avec l'autorisation du coaché."Ce que le coaché doit refuser.

"Un coach professionnel respecte un code déontologique précis, comme celui que nous avons mis en place à la SF Coach. Cela veut dire que le coaché doit réagir si cette déontologie n'est pas respectée. Concrètement, voici quelques situations où le coaché doit alerter son responsable : s'il a l'impression que le coach essaie de lui faire adopter des idées qui ne sont pas les siennes, si le coach est surmotivé et envahissant avec une attitude d'entraîneur sportif, si le lieu du coaching n'est pas approprié (le bureau du coaché ou un bureau en face de celui de son responsable...), si le coaché doit s'adapter aux besoins du coach et non l'inverse, si chaque rendez-vous aggrave la situation psychologique du coaché (par contre, il est normal que certaines séances bousculent le coaché), si le coach ne cherche pas à comprendre le contexte de travail et l'environnement professionnel... Ce sont autant de situations où le coach ne joue plus son rôle."

(Janvier 2005)Rédigé par Barbara PasquierPublié le 18/10/2005

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