"Ouais et alors", une marque de vêtements pour changer le regard sur le handicap

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Durée de la vidéo : 4 min.
Ouais et alors. Changer le regard...
Article rédigé par
isabelle Pham - franceinfo
France Télévisions

L'idée est née d'un regard insistant et malveillant. Ce regard posé sur sa petite fille trisomique, Laetitia ne l'a pas oublié. Un cauchemar en plein été, dans un lieu de vacances, qui a déclenché des envies de revanche... et la création d'une marque pour faire passer un message fort.

L'été 2019, Laetitia et sa fille Raphaëlle prennent le soleil au bord d'une piscine. Un vacancier regarde la petite trisomique d'un oeil insistant, un regard désobligeant qui révolte sa mère. Depuis, Laetitia a cherché une réponse à donner à tous ceux qui portent un jugement sur les personnes en situation de handicap, sur la différence. Une réplique qui désarçonne, qui amène le sourire et qui rassemble. Discriminée au travail, en tant que mère d'une enfant handicapée, dévisagée dans la rue, parfois montrée du doigt, elle a décidé de prendre sa revanche. 

En quelques mois, Laetitia lance sa marque à messages et son site internet. La jeune Normande créé "Ouais et alors". Le slogan s'adresse à tous ceux qui ne sont pas dans le moule de la société, et qui subissent chaque jour le regard des autres. Des moments vécus comme des agressions. Les mots choisis par Laetitia s'affichent brodés sur des vêtements et partent à la conquête des réseaux sociaux. 

Le "bon" regard sur la différence

Quel est le bon regard ? Comment aimerait-on être dévisagé ? Se poser cette  question, c'est déjà se mettre à la place de celui qui est différent. Car au-delà du handicap, la démarche de Laetitia est universelle. Elle a conquis des couples homosexuels, des familles, des hommes et des femmes de couleur. Devenue responsable adjointe de l'association Trisomie 21 en Seine-Maritime, la jeune femme est sur le point d'ouvrir un restaurant associatif, "le 21", dont l'équipe sera composée de personnes en situation de handicap. Ces nouvelles responsabilités lui permettre de réfléchir à l'avenir de Raphaëlle et d'offrir des perspectives aux enfants atteints du syndrome de Down.

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