Trop de frais de fonctionnement et de personnel : la Cour des comptes préconise la fermeture de 38 centres de formation de l'Afpa

Dans son rapport annuel publié mercredi 6 février, la Cour des comptes estime que l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes coûte trop cher.

Le président de la Cour des comptes Didier Migaud et Michèle Pappalardo, rapporteure générale du rapport public, le 6 février 2019.
Le président de la Cour des comptes Didier Migaud et Michèle Pappalardo, rapporteure générale du rapport public, le 6 février 2019. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Une restructuration de grande ampleur de l'Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) est indispensable, estime la Cour des comptes dans son rapport annuel publié mercredi 6 février, sous peine de voir disparaître cette institution créée en 1949. La Cour épingle notamment le versement par l'Etat de plus de 360 millions d'euros d'aides exceptionnelles ces dernières années, sans lesquelles l'Afpa aurait été en cessation de paiement.

L'Afpa coûte trop cher : c'est en quelque sorte la conclusion de la Cour des comptes. Trop de frais de structures, trop de charges de personnel, avec notamment la présence de 33% de cadres dans les effectifs, ce qui la rend moins compétitive que ses concurrents sur le vaste marché de la formation professionnelle.

La Cour cite notamment l'exemple du plan "500 000 formations" lancé par le gouvernement Hollande en 2016, qui aurait dû lui profiter en termes de recettes. Le surplus d'activité généré par ce plan a bien rapporté environ 50 millions d'euros à l'Afpa, mais il a occasionné 40 millions de charges de fonctionnement supplémentaires.

La Cour des comptes préconise la fermeture de 38 centres de formation


Quant aux perspectives d'avenir, elles s'annoncent plutôt sombres, avec une baisse prévisible du chiffre d'affaires et du nombre de formations réalisées. Seule solution, donc, selon la Cour des comptes : faire des économies en fermant 38 centres de formation à travers la France et en négociant avec les syndicats un plan de sauvegarde de l'emploi pour supprimer environ 900 postes d'ici 2020, sur un effectif de 6 400 salariés.

Ce rapport de la Cour des comptes épingle également le modèle social de Radio France.