Deux filières d'immigration clandestine démantelées après avoir détourné au moins un million d'euros d'aide à l'asile

Neuf personnes – six Ukrainiens, trois Moldaves – ont été interpellées et écrouées au terme d'une enquête menée depuis juillet 2020 par l'Office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre.

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Un policier de la Brigade de répression de l'action violente motorisée, le 12 décembre 2020 à Paris. (MARTIN BUREAU / AFP)

Deux filières d'immigration clandestine, l'une ukrainienne l'autre moldave, ont été démantelées début avril en Seine-et-Marne, après avoir détourné au moins un million d'euros d'allocations pour demandeurs d'asile. Neuf personnes – six Ukrainiens, trois Moldaves  ont été interpellées et écrouées au terme d'une enquête menée depuis juillet 2020 par l'Office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre (Ocriest).

Le mode opératoire consistait à faire venir par bus des demandeurs d'asile d'Ukraine et de Moldavie, attirés par une vie meilleure en France. Sur place, les migrants étaient logés dans des box de fortune aménagés dans d'anciens entrepôts d'usines désaffectées du département, comme à Dammarie-lès-Lys et Emerainville, où vit une importante communauté ukrainienne et moldave.

Un téléphone et une aide leur étaient ensuite fournis pour déposer leur demande d'asile en préfecture, leur donnant droit à une carte de paiement créditée du montant de l'allocation pour demandeurs d'asile (ADA), soit 420 euros par mois pour un adulte. "Le réseau réexpédiait ensuite les migrants, parfois de force, en Ukraine et Moldavie tout en gardant leurs cartes pendant toute la durée de la procédure de demande d'asile, en général six à huit mois", a détaillé le chef de l'Ocriest, Xavier Delrieu. Au total, l'Ocriest a estimé que le réseau avait ainsi récupéré 500 cartes ADA, soit "entre 1 et 1,2 million d'euros détournés"

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